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Le Centre pour la Démocratie et le Développement (CDD) a publié aujourd’hui sa dernière analyse des
défis posés par les fake news à l’écosystème de l’information en Afrique de l’Ouest. Fake News en
Afrique de l’Ouest : les flux, les facilitateurs et les impacts’ s’appuie sur une série de rapports nationaux
publiés au cours du premier semestre 2022.


Le rapport, rédigé par Idayat Hassan, directrice du CDD, et Jamie Hitchen, rédacteur en chef du CDD et
chercheur honoraire à l’Université de Birmingham, détaille les individus ou organisations impliqués dans
la diffusion de fausses informations, les tactiques qu’ils cherchent à employer, ainsi que l’influence et
l’impact qu’ils ont. Il examine également les approches employées jusqu’à présent pour répondre à la
menace des fake news.
Principales conclusions de l’étude


 La diffusion de fausses nouvelles dans les écosystèmes d’information en Afrique de l’Ouest est
en augmentation. Bien que favorisée par l’accès croissant aux médias sociaux et à l’internet dans
la région, le flux de fausses nouvelles n’est pas simplement confiné aux espaces en ligne mais
circule entre les environnements hors ligne et numériques avec régularité et facilité.


 La manière dont les informations circulent entre les réseaux en ligne et hors ligne est essentielle
pour comprendre comment les fake news se propagent et influencent les actions en Afrique de
l’Ouest. Il en va de même pour la confiance. Les informations qu’un destinataire considère
comme provenant d’une source digne de confiance – qu’il s’agisse de la source originale de
l’information ou de la personne qui l’a partagée en dernier lieu – restent fondamentales pour
décider de ce qui est vrai et de ce qui ne l’est pas, et pour déterminer si l’information correspond
aux croyances et aux préjugés existants.


 Les sept principaux groupes engagés dans la diffusion de fausses informations sont les militants
politiques, les influenceurs en ligne, l’État, les entreprises de médias, les cabinets de conseil
spécialisés, la diaspora et les États étrangers.


 Pendant les élections, la lutte d’influence sur un public en ligne toujours plus nombreux est
amplifiée, les acteurs politiques recrutant de plus en plus de “cyber-guerriers” nationaux ou de
spécialistes de la communication régionale et internationale pour leur donner un avantage
électoral.


 Les réponses à la prolifération croissante des “fake news” dans l’écosystème de l’information
sont mises au défi par le fait que l’État n’est non seulement pas un acteur impartial, mais qu’il
s’engage aussi soit dans la diffusion et la création de faussetés, soit dans la restriction intéressée
des flux d’information en ligne.


 Les États d’Afrique de l’Ouest ont cherché à mettre un frein aux fake news en limitant l’espace,
soit par la fermeture de plateformes ou d’Internet, soit par la mise à jour de la législation existante

  • ou la création de nouvelles lois – pour faire face à la désinformation numérique.
     Mais la réglementation numérique dans la région reste principalement utilisée comme un outil
    politique. Si la réglementation peut faire partie de la solution pour lutter contre les mensonges,
    cela n’est vrai que si elle est supervisée par un arbitre crédible et indépendant.
     Une recommandation essentielle est l’amélioration de la culture numérique des citoyens
    ordinaires par le biais de campagnes de sensibilisation du public, d’initiatives de vérification des
    faits et de révision des programmes d’enseignement. Des citoyens généralement plus instruits
    seront mieux placés pour arbitrer entre le vrai et le faux lorsqu’ils seront confrontés à de
    nouvelles informations en ligne ou hors ligne.
     Une pression accrue sur les entreprises de médias sociaux pour qu’elles modèrent efficacement
    leurs plateformes contre les discours haineux et les faussetés, aura un impact transformateur sur

la réduction non seulement des fausses nouvelles en circulation en Afrique de l’Ouest, mais aussi
du degré d’acceptation des faussetés par ses citoyens.


Pour parler avec les auteurs de ce rapport ou si vous souhaitez examiner les 15 études nationales
produites dans le cadre de cette série. Veuillez contacter Esther Yusuf
(eyusuf@cddwestafrica.org) / Ndifreke Ferdinand (nferdinand@cddwestafrica.org)
+234(9)2902304

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