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Fact Checks

REQUIEM FOR DEMOCRACY

By Fact Checks, Publications

On September 5, 2021, the military ended the eleven-year ‘reign’ of Alpha Conde in Guinea. The coup was led by Colonel Mamady Doumbouya, the head of Guinea’s Special Forces. The military have since received assurances of cooperation from the major opposition party, the National Alliance for Change and Democracy (ANAD), and the Convergence for Renewal and Democracy in Guinea (COREDE) led by Mamadou Sylla. The National Front for the Defense of the Constitution (FNDC) which was the foremost organization contesting Conde’s illegitimate tinkering of the constitution for a third term in 2020 have also announced support for the military leadership. These declarations of support have largely echoed popular sentiment amongst Guineans who had grown frustrated with the leadership of Conde and the manipulation of the electoral process to keep him in power.

AN ASSESSMENT OF NIGERIA'S ECONOMY 1999-2020

AN ASSESSMENT OF NIGERIA’S ECONOMY 1999-2020

By Fact Checks, Publicaitons, Publication, PublicationsNo Comments

This study assesses the Nigerian Economy over the past two decades using the key economic plans of the various administrations. It focuses largely on comparing the projected and actual performance of the real, monetary, fiscal, and external sectors within the plans of each administration and their respective performance targets.

Our assessment of the Nigerian economy confirms a high dependence on oil for both foreign exchange earnings and public sector revenues across all tiers of government. While there was no attempt in this paper to assess the potential economic impact of COVID-19 on the Nigerian economy, a preliminary assessment from other sources (The Guardian, 2020) highlights the dangers of Nigeria relying on oil for its future growth and development. Our policy brief takes its direction and impetus from our findings and the economic challenges amplified by the emergence of COVID-19.

Dans un nouveau rapport, le CDD recommande la restitution et des soutiens psychosociaux aux victimes de violations des droits de l'homme en Gambie

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Le Centre pour la démocratie et le développement (CDD) a recommandé la restitution aux victimes de violations des droits de l’homme pendant le règne de 22 ans de l’ancien président de la Gambie, Yahya Jammeh.

Dans son nouveau rapport intitulé : « Documenter la dictature : vérité, réconciliation et réparation en Gambie », le CDD a déclaré que la réparation est un domaine critique dans le processus de la Commission de vérité, réconciliation et réparation (TRRC) de la Gambie.

Yahya Jammeh, âgé de 29 ans seulement, a pris le contrôle de la Gambie lors d’un coup d’État militaire en juillet 1994.

Jammeh a en outre demandé la validation de son régime en organisant et en remportant des élections en 1996, 2001, 2006 et 2011.

Chaque fois, plus de 50% des voix ont été obtenues dans des sondages qui ont été décrit comme « entaché » et « dépourvus de légitimité » par les observateurs électoraux.

Mais en décembre 2016, à la recherche d’un cinquième mandat populaire, Jammeh n’a réussi à remporter que 39,6% des voix et a été battu par le candidat d’une coalition de partis d’opposition, Adama Barrow.

Ayant d’abord semblé disposé à accepter les résultats, Jammeh a ensuite changé d’avis en invoquant des “anomalies” et a appelé à l’annulation des résultats et à la tenue de nouvelles élections. Mais après plus d’un mois de négociations prolongées avec les dirigeants de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest, et avec la menace d’une action militaire régionale imminente, Jammeh a quitté la Gambie pour s’exiler en Guinée équatoriale le 21 janvier 2017.

Pendant les 22 ans de règne de Jammeh, des violations des droits de l’homme allant de disparitions forcées, d’arrestations et de meurtres illégaux, de torture, de violences sexuelles et sexistes et de persécutions d’opposants politiques réels ou supposés, ont caractérisé la Gambie.

Un rapport d’enquête de Human Rights Watch de 2015 a détaillé comment les services de sécurité et les groupes de guérilla utilisaient régulièrement l’intimidation, la violence, les incendies criminels et les disparitions forcées contre les personnes qui dénonçaient les personnes au pouvoir.

Dans le rapport publié le lundi 22 juin, le CDD a déclaré qu’une fois le règlement de réparation soit finalisé, les détails devraient également être simplifiés et communiqués à travers les médias – presse écrite, radio, télévision, médias sociaux – dans les langues locales.

Selon le CDD, la diffusion du rapport de la commission doit donner aux Gambiens un aperçu détaillé du processus de sa demande et des délais pour le processus de réparation.

Le rapport indique également que cela peut être fait en partenariat avec des agences de presse et des organisations comme le Centre gambien pour les victimes de violations des droits de l’homme.

Le CDD a également insisté sur la nécessité d’avoir un processus approuvé pour s’appuyer sur le travail qui a été fait par le TRRC pour introduire la question des violences sexuelles et de genre dans le domaine public.

Il a également appelé la Commission nationale des droits de l’homme à faire de la violence sexuelle et de genre un objectif clé de son travail dans son premier plan annuel ou stratégique, tandis que les efforts de réconciliation au niveau communautaire devraient continuer d’être un objectif clé du travail du TRRC au cours des derniers mois.

Le Centre a appelé à l’identification de champions de la réconciliation communautaire qui pourraient ensuite soutenir le travail de la commission dans d’autres régions du pays, ce qui améliorera encore le sentiment d’appropriation du processus par les Gambiens.

« Cela pourrait inclure l’adaptation et de tirer la leçon des approches de Palava Hut et Fambul Tok utilisées au Libéria et en Sierra Leone », indique le rapport.

Le rapport a également déclaré que : “La compensation monétaire est importante, mais la TRRC devrait également envisager la restitution des biens, y compris les terres saisies par l’ancien régime.”

Une autre option recommandée consiste à envisager des réparations communautaires, en particulier pour les régions qui étaient privées de services sociaux essentiels en raison de leur résistance à l’ancien régime.

Le TRRC doit continuer à assurer des conseils post-traumatiques, des soins de santé et un soutien psychosocial aux victimes. Créer un outil de suivi du Fonds de soutien aux victimes qui permettra aux citoyens de voir comment les fonds sont répartis de manière transparente et responsable, mais qui garantit toujours la confidentialité des individus.

En privé, le TRRC et les partenaires au développement devraient exercer des pressions sur le ministère de la Justice pour libérer plus de fonds pour soutenir le paiement des réparations.

En plus d’utiliser les fonds provenant de la vente des actifs de Jammeh, d’autres personnes et entreprises qui ont bénéficié du règne de Jammeh devraient également payer des réparations, surtout si elles sont explicitement mentionnées par le TRRC.

Le TRRC devrait établir et communiquer des directives claires sur le fonctionnement du fonds de réparation. Si ce délai s’étend au-delà de la vie de la Commission, cela devrait inclure une orientation claire sur qui sera responsable de la gestion de la distribution des fonds. La Commission nationale des droits de l’homme serait un choix évident

Dans le cadre de la campagne #NeverAgain, le gouvernement devrait explorer comment le bâtiment TRRC peut être converti en musée qui peut être utilisé comme un outil éducatif, documentant le travail de la Commission et ses conclusions, pour les générations futures.

Cela et les monuments commémoratifs de certaines des pires atrocités serviraient de rappel durable des abus.

Les meilleures pratiques et les expériences de la TRRC qui peuvent être partagées avec d’autres pays et en tirer des enseignements dans le cadre de processus de justice transitionnelle similaires après des décennies de dictature.

“Rédiger un rapport final avec des recommandations claires et bien articulées et fournir un plan sur la façon dont ces approches peuvent être mises en pratique”, indique le rapport.

Il a également déclaré que cela devrait impliquer une collaboration étroite avec la société civile et la médias pour développer un mécanisme de suivi de la mise en œuvre des recommandations d’une manière qui soutienne l’engagement du public.

« La commission doit faire en sorte que les recommandations soient clairement communiquées sur les médias traditionnels et sociaux dans les langues locales sera essentiel à leur légitimité et à donner aux citoyens les moyens de veiller à ce que le gouvernement écoute les conclusions du TRRC et adopte ses recommandations », a-t-il ajouté.

Situation Analysis For Togo

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The Republic of Togo has a complex political history marked by harrowing democratic transitions. The Eyadéma political dynasty has led the country for more than fifty years. Gnassingbé Eyadéma assumed office in 1967 and was president until his death in 2005.

He led as the head of a military junta from 1967 to 1993, and following the National Conference of Togo he was the democratically elected leader from 1993-2005. The ascension to multi-party democracy was heralded by the National Sovereign Conference of 1991. The Togo National Conference was said to be precipitated by a similar National Conference held in the Benin Republic in 1990.  

Late President Gnassingbé Eyadéma won all three elections held in 1993, 1998, and 2003, though each election was described as flawed by observers. The 1993 election was boycotted by the opposition. The 1998 election was marred by fraud and serious irregularities. For instance, in a usurpation of the powers and duties of the Independent National Electoral Commission (CENI), President Eyadema was proclaimed winner of the election by the Minister of Interior and Security rather than by CENI.

This action was based on the judgement of the Constitutional Court of July 1998, which held that the Minister could replace the CENI. The 1998 election was judged to be fraudulent and violent with some casualties recorded on the opposition side.

The political impasse arising from the 1998 Presidential Election led to the signing of the Accord-Cadre de Lomé́ (Lomé framework Agreement) by President Eyadema and his political party, the Rally of the Togolese People (RPT) in July 1999 in Paris. The agreement, negotiated between the opposition political parties and international facilitators, agreed on the following:

  1. In accordance with Article 59 of the 1992 Constitution of Togo, President Eyadéma will vie for office as President in 2003
  2. The rights of political parties, media and others shall be guaranteed among many others.

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COVID-19 in Africa: Pandemics and Past Glories in Nigeria

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By Alhassan Ibrahim

In July of 2014, right in the midst of the West African Ebola outbreak, a Liberian American man brought the ebola virus to Lagos – a city that is home to 21 million people, and one of Africa’s busiest hubs. According to the former director of the American Centre for Disease Control, Tom Frieden, “if it had gone out of control in Lagos, it would have gone all over Africa for years”. This is not an insignificant statement. Lagos is such a metropolis that its potential fall is seen in apocalyptic terms.

What is so memorable about the 2014 Ebola outbreak, is not that we had a potential pandemic on our hands, it is that Nigeria responded so quickly. Over the years, in collaboration with international agencies Nigeria had been building infrastructure to tackle polio and HIV/AIDS, this infrastructure was immediately put to work – within three months, every person who had contracted Ebola was found, and after 19 cases and 8 deaths, Ebola was over, and a potential pandemic halted in its step.

Nigeria’s course of attack was three-fold:

  • Tracking of all potential cases
  • Ongoing monitoring of those cases
  • Rapid isolation

Additionally, measures such as vigilant disinfecting, screening at ports-of-entry, and a lot of groundwork including approximately 18,500 in-person follow-up visits from a total of 894 identified contacts were carried out. Such a robust process was declared by the WHO as a “piece of world-class epidemiological detective work”. Such high praise was indeed merited.

The present day

Fast-forward to 2020, the world is in midst of a global pandemic not seen since the Spanish Flu of 1918. As of April 17, 2020, WHO figures show 2,074,529 confirmed global cases of the novel coronavirus [COVID-19] and confirmed deaths at 139,378 globally. With the first case seen in Wuhan, China, in December 2019, and now spread to a total of 213 countries inclusive as well of independent territories, it is therefore no exaggeration to say that it is potentially the worst pandemic of the modern age. And it shows that time is our most valuable asset. Nigeria’s index case was on February 28, and according to the latest figures from the Nigerian Centre for Disease Control (NCDC), we are currently at 442 cases. Therefore, this is something to be taken seriously.

So, considering Nigeria’s recent success in battling a viral epidemic, why does Nigeria seem so underprepared to tackle coronavirus? There are a number of reasons for this. But first some crucial differences between the Ebola virus and COVID-19 should be made clear. First, as a respiratory disease COVID-19 spreads far more easily than Ebola, which was transmitted only through direct contact with bodily fluids. Secondly, COVID-19 has a long incubation period of 10-14 days, during which infected persons can spread the disease unbeknownst to them. Ebola on the other hand developed rapidly from the period of contraction, often leaving infected persons in critical condition within a matter of days. With these in mind we will now look at why Nigeria is so underprepared:

  • Testing has so far been restricted to those who indicate a strong possibility of infection
  • There are a limited number of test kits, and with so little testing we have no way of knowing the spread of the virus

The major lesson taken from the Ebola epidemic – contact tracing, is made redundant simply by the speed at which the virus spreads. With the exponential rate at which infected cases rise, the two to three weeks it takes to trace a contact simply does not work. Currently, nobody in Nigeria has any idea of the true spread of coronavirus.

Now, interestingly Nigeria already has a governance framework to address epidemics, which has evolved with each health crisis the country has faced. It is the Integrated PHC Governance strategy otherwise known as Primary Health Care Under One Roof (PHCUOR). This reform was promoted by the Nigerian government to integrate primary healthcare structures under one state-level body. And following its success it tackling the ebola crisis, it was signed into law by the former president Goodluck Jonathan in December 2014, as the National Health Act [NHA] 2014. This policy is based on the principle of ‘three ones’ – one management, one place and one monitoring and evaluation system. This system was responsible for addressing the Avian Influenza epidemic is 2006, and more recently the Ebola outbreak in 2014. Under the governance of the NCDC, this system provides a structure that is technically sound and holistic. However, one key element that is lacking is the power to make political decisions on effective governance strategies. And as we shall see in the following section, that singular vision is complicated by the Nigerian political reality.

Moving forward

While Nigeria has reached a general consensus that ‘social distancing’ is the most effective method at flattening the curve. However, social distancing brings with it an array of problems that also require solutions. In asking citizens to stay at home, the government has to account for the fact that a vast majority of people live in overcrowded and underdeveloped slums, and do not have the financial luxury of not hustling for their daily bread. In a special address to the nation on Sunday evening March 29, President Buhari finally spoke substantively on what steps Nigeria will take, one month after our index case. In addition to in initially lockdown of Abuja, Lagos and Ogun states, Buhari outlined a tripartite approach that will be led Presidential Task Force in collaboration with the NCDC and the Ministry of Health. The role of the task force will be to adapt global best practices to the Nigerian context, it has an initial budget of N15b to contain the spread. Part of this budget will be set towards relief materials for vulnerable citizens and internally displaced persons (IDPs).

While is a lack of transparency on the exact amount set aside for relief materials, it is a good start. However, there is still a controversy on why Lagos state for example has received two-thirds of this first tranche. For example, both the United States and the United Kingdom who have announced government schemes to address those whose employment is negatively affected by the city shutdowns, there is a clearer sense of how those funds will be utilised. This is where we question the implementation of the singular and holistic vision originally laid out by the Health Care Plan. Can this tripartite approach function effectively, why is the NCDC led by a separate task force? The answers to these questions are unclear. Fourteen days after President Buhari’s special address, he confirmed that the lockdowns in the aforementioned states would continue for another two weeks, but with increased restrictions on movement and market trading.

The first two weeks of the lockdown showed that far from adopting global best practices into the Nigerian context, human rights abusespolice violence, and suppression of the press have instead been the case. The effects of these are already being felt in cities like Lagos which thrives on the informal sector and forms a significant portion of Nigeria’s GDP. When asking a street vendor or a taxi driver, who likely lives in a slum, and has to hustle every day for his daily bread, to stay indoors, you are asking that citizen to make an impossible choice – starvation on the one hand, or abuse by security officers on the other. A 2017 study of the informal economy in Africa, showed that the informal sector was not only a key component of Sub-Saharan Africa, but in countries like Nigeria, contributed up to 65% of GDP. Thus, there is a pressing need to critically appraise the appropriateness of our response so far, and actually develop a policy response that is grounded in the political, economic and social reality of Nigerians.

We also know that the information space will also be a significant vector with regard to crisis management. A great fear is the negative impact of disinformation; we have seen in Nigeria scam messages attempting to deceive Nigerians into parting with sensitive information, or messages claiming to provide cures and so on. The past month has seen everything from stories claiming African are immune to COVID-19, to cases of chloroquine poisoning following the botched communication by President Trump on the FDA’s apparent greenlighting of the drug.

This brings us unto the major issue – more than ever, this is a time for effective leadership, clear communication and transparency. Instead we are seeing cases where state governors take affairs into their own hands by claiming their states have Biblical protection, while some other states are closing their borders. The success in 2014, has perhaps blinded the leadership to the deep structural flaws in the Nigeria healthcare system – lack of resources, poor investment and an over-reliance on foreign aid has put us in an unfortunate position. Most countries have closed their borders and are focusing inwards, Nigeria cannot simply turn and escape from its own problems. The time for true leadership is now. President Buhari has finally moved into action, but it is uncertain if it is for the better or for the worse.

COVID-19: The dual threat of a virus and a fake news epidemic – Idayat Hassan

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The global coronavirus (COVID-19) pandemic is happening at a time when sorting facts from fiction has become an increasingly difficult task. In Nigeria, the tsunami of misinformation and disinformation which has accompanied it is provoking fear and exploiting vulnerabilities. Many Nigerians simply refuse to believe its existence. This has opened the door for misinformation and disinformation to thrive.

Health misinformation is nothing new to Nigeria. At the height of the Ebola epidemic in 2014, false news, such as advice, allegedly from the Atta of Igala, a chiefdom in Kogi state, as to how bathing in and ingesting saltwater could prevent the disease from spreading, swirled around the country. This health misinformation consumed at least two victims, while Ebola recorded eight casualties in Nigeria. This pattern of direct disease victims, and those who are victims of ‘the fake news virus’, has already emerged during the COVID-19 outbreak. After rumours, publicly endorsed by US President Donald Trump, emerged that chloroquine could treat the virus, health officials in Lagos reported three cases of individuals being hospitalised are overdosing on the drug. A fear of the unknown and the deluge of information out in the digital space has made Nigerians vulnerable to the fake news rumour mill.  It is not that Nigerians are gullible or will believe any falsehood. Instead, the way information is received should be understood in local contexts, where there is high reverence for miracle healing, a dilapidated health care system and weak communications between the government and the governed. We would liken this to politically motivated reportage which undermines the accountability of institutions like the media, as was highlighted in the SOAS-ACE paper on corruption reporting during Nigerian elections. Similarly fake news in the time of the most urgent health emergency facing Nigeria undermine the work of the dedicated health sector professionals working so hard to combat the crisis.

However, disinformation and misinformation were not as sophisticated in 2014 during the Ebola outbreak as it is now. Nor was the reach, volume and spread of information as widespread: in early 2015 Nigeria had 76 million internet subscribers according to the Nigeria Communications Commission (NCC). By 2019 that figure stood at 122 million, an increase of 46 million. The Nigerian Centre for Disease Control (NCDC) is not just fighting COVID-19 but also fake news, further distracting an already burdened institution. The Centre for Democracy and Development review of the information ecosystem since the first confirmed case of COVID-19 virus in Nigeria suggests that purveyors of fake news have sought to incite panic and panic buying, proffer fake cures, undermine medical advice, promote hate speech against non-Africans, particularly individuals of Chinese origin, and promote polarisation along political lines.

Who are these fake news purveyors?
Social media activists, influencers and self-styled warriors are using their social media platforms and fringe websites to proliferate misinformation, propagate conspiracy theories and promote the denial of the COVID-19 virus. Sometimes their motivation is simply to grow their online followership. For instance, a controversial blogger, Kemi Olunloyo tweeted that President Buhari was sick with a persistent cough and that a makeshift ICU had been set up to treat him. Just a few hours after being published, the tweet had been liked 3,300 times and retweeted more than 2,000 times.

A COVID-19 ‘expert’ industry is all of a sudden booming sector, adding to the misinformation landscape in Nigeria. For instance, an audio clip emerged on WhatsApp on 23 March of an alleged World Health Organization (WHO) expert who claimed to have taken a unique course on COVID-19. In the audio he predicted that at least 45 million Nigerians would die during the pandemic. The audio provoked so much attention that the NCDC issued a rebuttal. Other so-called experts have proffered cures such as constant sex, sitting in the sun or that African blood is immune to the virus. All of which have no medical basis.

There are also political ideologies, whose aim since the start of the pandemic has been to shape and influence public opinion along partisan lines. Supporters of the People’s Democratic Party (PDP) have sought to curate a narrative that stresses how much better its government handled the Ebola crisis, than how Buhari has dealt with COVID-19 so far. The recent confirmation that Abba Kyari, the president’s chief of staff, has tested positive gave the PDP new ammunition to politicise a flawed response, with rumours circulating that all ventilators had been moved from the isolation centre in Abuja to Aso Rock,State House for Kyari’s personal use. All Progressive Congress (APC) supporters have focused more on the irresponsible action of individuals associated with opposing political parties. Confirmation, from PDP flagbearer in the 2019 election Atiku Abubakar, that his son had contracted the virus was followed by fake photos and videos emerging of his son dancing in clubs, ignoring government isolation advice.

How does it spread?

The platforms used to share COVID-19 misinformation vary across geopolitical zones and demographics in Nigeria. Facebook and WhatsApp continue to be the most popular messaging platforms, whilst Twitter, Instagram and traditional media play complementary roles. There is cross-posting across all platforms. WhatsApp in particular, is a common conduit, as it allows for the circulation of different types of media – audios videos, text messages and links to blogs and other platforms. For audio in languages like Hausa, listeners do not necessarily have to be literate to understand.

Trust also plays a massive role in whether messages are believed. Content is more likely to resonate when it comes from religious leaders, friends, family or other trusted authority figures. President Trump’s comment about the “very, very encouraging early results of chloroquine to treat Coronavirus” were more widespread and believed that the subsequent clarification and dismissal offered by the US Food and Drug Administration. The credibility of the information was, in part, linked to the fact it came from President Trump who, according to a poll by Pew Research Centre, 58% of Nigerians believe “will do the right thing regarding world affairs”.

Containing COVID-19 misinformation

To rapidly and effectively counter disinformation and misinformation the Nigerian government must engage in a sustained two-way communication with her citizens. They must consistently and transparently provide information that responds to citizens concerns.A quick review of the NCDC official Twitter handle, for example, shows in few instances, questions and clarifications being raised by individuals have not been directly responded to. Civil society can also be leveraged by government agencies like the National Orientation Agency to ensure that correct information is shared widely in the public domain and that false news is quickly countered. There is a need to do more to counter the scourge of the second pandemic of false news, which is contributing to making the COVID-19 pandemic more challenging to handle.

Idayat Hassan is director of the Centre for Democracy and Development (CDD).

10 things to know about Osun governorship election

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It is barely a week to the gubernatorial election in Osun State.
The election is expected by many to be a close contest between five leading candidates though there are 48 candidates in the election, including four women.
Several crisis trailed the conduct of primary elections in different political parties, for instance, the Social Democratic Party (SDP) conducted two primary elections with two candidates emerging from same party.
PREMIUM TIMES has examined the five major contenders, how they emerged and their experience in politics.
The winner will succeed outgoing governor, Rauf Aregbesola of the APC.
The Centre for Democracy and Development, CDD, in partnership with PREMIUM TIMES will bring you a comprehensive coverage of the election.
Here are 10 major things to know about the coming election:

1. Few women, more men

Out of the 48 candidates contesting the governorship election, only four candidates are women. They are; Rufai Adebisi Mujidat of the Allied Congress Party of Nigeria (ACPN), Jegede Hannah Taiwo of the Nigeria Elements Progressive Party (NEPP), Ayodele Mercy Tosin of the Restoration Party (RP), and Adebayo Rasheedat of Peoples Alliance for National Development and Liberty (PANDEL).
The fact that only four out of 48 candidates are women further shows the low representation of women in Nigeria’s political space. In the 19 years of Nigeria’s recent democracy, no woman has emerged president, vice president or even an elected governor. In elective positions since 1999, a Fact Sheet by CDD shows that women have not reached 15 percent representation.
Osun has previously produced two female deputy governors. They are Titi Laoye Tomori and Erelu Obada.

2. Departure from two-horse race

Unlike in previous Osun governorship elections in which were two horse races (mostly between two contenders), Saturday polls will see several political heavyweights slug it out for the governorship position.
The vote is featuring five strong political actors flying different flags, they are Adegboyega Oyetola of the All Progressives Congress (APC), Nurudeen Adeleke of the Peoples’ Democratic Party (PDP), Senator Iyiola Omisore of the Social Democratic Party (SDP), Fatai Akinbade of the African Democratic Congress (ADC), and Adeoti Moshood of the Africa Democratic Party (ADP).

It is important to point out that the three candidates who are flying the flags of ADC, ADP and SDP were formerly strong stalwarts of the APC and PDP.

3. Political realignment and voting pattern

Saturday polls will be interesting to poll watchers on account of the nature of political realignments and how those would affect the patterns of voting. In the previous governorship election in the State, the votes were largely divided among two major political parties.
The major political parties have been very strategic and calculating to gather votes beyond their stronghold and senatorial districts by picking their running mates outside their comfort zone. The last governorship election in the State in 2014 was between the incumbent governor, Ogbeni Rauf Aregbesola and senator Iyiola Omisore.
Mr Aregbesola won overwhelmingly in Osun Central and West Senatorial Districts to emerge as the winner of the 2014 governorship election.
The presence of more than two strong contenders this time could push up the numbers of votes, and thereby result in an uptick in participation. The last time, Mr Aregbesola clinched victory in eight local governments in both Osun Central and Osun West senatorial districts and also emerged victorious in six local governments in his region, Osun East senatorial zone.
His challenger, Mr Omisore got majority votes from his strongholds (Ife East, Ife South, Ife North and Ife Central) all in Osun East senatorial zone and further won two local governments each in Osun West and Central Senatorial Districts.

4. A contest of South west political godfathers

The election is of high stakes to the political parties and godfathers, particularly of the South West extraction. It is a contest between the home-based and out of state godfathers. All the five leading candidates in the election are enjoying the patronage of at least one Yoruba elder, group or movement.
For instance, the leader of the Oodua People’ Congress endorsed the APC candidate while Afenifere elders have endorsed SDP candidates.
The standard-bearer of APC has been widely reported to be the cousin of the APC National Leader and former governor of Lagos State, Asiwaju Bola Ahmed Tinubu.
The SDP, the platform on which former Deputy Governor, Iyiola Omisore is running, has strong ties to former Secretary to the Government of the Federation, Olu Falae.
On its part, the African Democratic Congress (ADC) has strong links to former President Olusegun Obasanjo who has been vocal in his criticism of the president, Muhammadu Buhari and the APC.

5. Number of registered voters

The number of registered voters in the State as at the first week of September is 1,682,495. This marked an increase of 271,122 (19.2 per cent) from the 1,411,373 registered voters in 2014 governorship election in the state.

The increase at senatorial districts level, however, differs as at September 2018. Although, Osun West has the highest percentage increase while Osun Central has the highest number of registered voters. In Osun West, the number of registered voters increased by 21.4 per cent (from 430,209 to 522,272 voters), while Osun East increased by 17.02 per cent (from 514,698 to 602,275 voters). For Osun Central, the number of registered voters increased by 17.4 per cent from 460,603 to 557,948 voters.

6. Number of PVCs collected

According to the electoral Commission, 1,127,866 people have so far collected their Permanent Voters Card (PVC) out of 1,668, 524 received in the State as at August 2018. This collection rate implies that there are over half a million PVCs (540, 658) yet to be collected by prospective voters as the clock ticks towards Election Day.

7. Party primary crisis, defections and litigations

All Progressives Congress (APC), Peoples Democratic Party (PDP) and Social Democratic Party (SDP) are entangled in intra-party crisis as a fallout of the controversial parties’ primaries conducted ahead of the governorship elections.
APC encountered several challenges following the adoption of direct primary method which was the first of its kind in the party’s history as party members chose the flag bearer from 332 wards.
The method was criticised by about 17 governorship aspirants of the party and many alleged that the method was adopted to favour Gboyega Oyetola, tagged to be the anointed candidate of the outgoing governor, Rauf Aregbesola and the party’s national leader, Bola Tinubu.
Kunle Rasheed Adegoke, an aggrieved aspirant, called for an outright cancellation of the exercise and also to stop INEC from recognising the outcome of the primary. He filed a case against APC & INEC before the Federal High Court in Abuja.
Some aspirants pulled out of the race while the Secretary to the State Government dumped the party for Action Democratic Party (ADP) to become the sole flag bearer of the party.
Following his defection, several members of APC also left the party.
The PDP crisis is yet to be settled. The party’s flag bearer, Ademola Adeleke is still battling with a suit over his certificate by some aggrieved members of the party. Mr Adeleke emerged as the party’s flag bearer with seven votes more than that of Akin Ogunbiyi, who wrote a petition to the national body alleging fraud during the primary.
The factional crisis within SDP also became a subject of litigation as members loyal to Ademola Ishola faction sought for judicial intervention, asking for the nullification of the primary that produced Senator Iyiola Omisore as the party’s governorship candidate.
They argued that the primary conducted by the other faction was illegal, going by the earlier court order, secured by the Ademola Isola faction, flouted by Bayo Faforiji-led factional Chairman of the party.
Bayo Faforiji- led executives dismissed this claim, stating that the Ademola Isola faction is under suspension with the secretary, Jide Awe, by the national leadership of the SDP in Abuja and that the Bayo-led congress was supervised by INEC and national leadership of the party.
The case was struck out following settlement out of court by both parties involved.

8. Politics of zoning

In the lead up to the elections, zoning emerged as a significant factor as there were lots of agitation that power should shift to Osun West Senatorial District.
This is based on the claim that the zone is the most politically marginalised district since the creation of the State in 1991.
The clamour for power shift found its way into the political parties. In particular, in the APC, there was a strong clamour for power to shift to the West. It is also believed that the idea of the direct primary was first introduced in Osun State to defeat the progenitor of zoning. The clamour for zoning in the APC was so loud that twelve out of the seventeen governorship aspirants representing the Osun West jointly addressed a press conference rejecting direct primary and claiming it is to prevent them from emerging as Party candidate in the election.

The zoning agitation has been backed by interest groups and traditional rulers. Towns such as Osogbo and Iwo have claimed marginalisation. For instance, an example is the July rally held by Concerned Iwo Land Youth for Actualization of Iwolokan Agenda.
Late senator Isiaka Adetunji Adeleke, who incidentally is the first executive governor of the state, ruled between January 1992 and November 1993 before his administration was short-lived by the military. He only governed for 22 months.
Bisi Akande followed this from Osun Central, and he spent four years as a Governor. Olagunsoye Oyinlola, also from Osun Central, ruled for seven and a half years while the current governor, who is from Osun East, will relinquish power in November after spending eight years.
As it stands, the PDP candidate Ademola Adeleke, Fatai Akinbade of the ADC, and Adeoti Moshood of the ADP are from Osun West senatorial zone. The APC is fielding Isiaka Oyetola form Osun Central, and Iyiola Omisore of the SDP is from Osun East. It will be interesting to see how this shapes the voting pattern.

9. Vote buying

Indications that Osun polls will be fraught with vote buying, a practice of paying voters to compel them to vote for particular candidates during an election is worrisome.
It has become a hot-button issue ahead of Saturday polls and the 2019 general elections, particularly after cases of vote buying were significantly reported in the recently conducted guber elections in Ekiti state. The two major parties in the election, APC and PDP, were culpable in it with videos showing how money was given to the electorates to influence their votes.
Already, an election observer and monitoring group, the Youth Initiative for Advocacy, Growth and Advancement (YIAGA Africa) in its pre-election findings, observed that voters’ inducement through the distribution of money and gifts was visible in Osun State.

10. Sixth governorship election in history of Osun State

The success of Saturdays’ polls will mark the sixth governorship election in Osun.
The state was carved out of the old Oyo State on August 27, 1991, by the military regime of Ibrahim Babangida.
The first democratically elected governor of the state, Isiaka Adeleke, took office in January 1992 and governed till November 1993, when the military junta of Mr Babangida dissolved all political offices, after the annulment of the June 12, 1993, presidential election.
The September 22, 2018 Governorship Election in Osun State would, therefore, be the sixth to be conducted since the creation of the state in 1991.
The poll, to be held by the Independent National Electoral Commission (INEC), will usher in a successor to governor Aregbesola, whose tenure ends on November 6, 2018.
Osun is an off cycle election as a result of a post-election litigation arising from the widely condemned 2007 elections. The election was overturned by a decision of the Court of Appeal sitting in Benin, which saw Mr Aregbesola declared the rightful winner after three years of legal battle.
The names of the parties and their candidates as presented by INEC are as follows:
1. Party – Accord
Governor – Julius Olapade Okunola
Deputy Governor – Azeez Kayode Jimoh
2. Party – AA
Governor – Ogunmodede Adeloye
Deputy Governor – Adepoju Timothy Adetunji
3. Party – ABP
Governor – Oludare Timothy Akinola
Deputy Governor – Halimat Bunmi Ibrahim
4. Party – ACD
Governor – Genga Afeni
Deputy Governor – Oni Esther Oluwatoyin
5. Party – ACPN
Governor – Rufai Adebisi Mujidat
Deputy Governor – Agboola Peter Oluremi
6. Party – AD
Governor – James Olugbenga Akintola
Deputy Governor – Abdulhakeem Oyeniyi Bello
7. Party – ADC
Governor – Fatai Akinade Akinbade
Deputy Governor – Arowolo Oladele
8. Party – ADP
Governor – Adeoti Moshood Olalekan
Deputy Governor – Durotoye Adeolu Akinbola
9. Party – AGA
Governor – Kehinde Olufemi Lawrence
Deputy Governor – Lawal Oluseyi Afusat
10. Party – AGAP
Governor – Adejola Adebayo Rufus
Deputy Governor – Adebayo Adewale Olaolu
11. Party – ANRP
Governor – Alarape Babatunde A.
Deputy Governor – Adelu Ayoade David
12. Party – APA
Governor – Adeleke Adesoji M.A
Deputy Governor – Agbonmagbe Tosin Omowumi
13. Party – APC
Governor – Adegboyega Isiaka Oyetola
Deputy Governor – Benedict Olugboyega Alabi
14. Party – APGA
Governor – Oluwatoki Adetokunbo Adedayo A.
Deputy Governor – Adefila Mary Olaitan (Nee Olaleke)
15. Party – APP
Governor – Ekundayo Ademola Precious
Deputy Governor – Ojo Olugbenga Samuel
16. Party – BNPP
Governor – Olapade Olajide Victor
Deputy Governor – Dunmade Adejoke Wuraola
17. Party – C4C
Governor –Ilori Titus Oluwafemi
Deputy Governor – Alabi Temitayo Kadijat
18. Party – DA
Governor – Mutiu Abiodun Ibrahim
Deputy Governor – Fafioye Hammed Abiodun
19. Party – DPC
Governor – Aderemi Aree
Deputy Governor – Onitayo Yemisi Mary
20. Party – DPP
Governor – Solomon Ayodeji Oni
Deputy Governor – Issa Ademola Aderibigbe
21. Party – FJP
Governor – Babatunde Salako Joseph
Deputy Governor – Onifade Saheed Alade
22. Party – GDPN
Governor – Adetipe Adebodun Abiola
Deputy Governor – Ajiboye Funke
23. Party – GPN
Governor – Rafiu Shehu Anifowose
Deputy Governor – Oluwatoyin Adebayo
24. Party – HDP
Governor – Adedoyin Adegoke Joshua Oluwole
Deputy Governor – Olawale Adesoye Adewumi
25. Party – KP
Governor – Fabiyi Oluseyi Olubunmi
Deputy Governor – Ibrahim Adekunle Akande
26. Party – LP
Governor – Babatunde Olaniyi Loye
Deputy Governor – Aderonke Adebayor Jabar
27. Party – MMN
Governor – Raphael A. Feranmi
Deputy Governor – Ariyo Sunday Sina
28. Party – MPN
Governor – Lawal Ganiyu Akanfe
Deputy Governor – Idowu Kayode Olusegun
29. Party – NCP
Governor – Kamarudeen Kalemi Abiodun
Deputy Governor – Lawal Temitope Serifat
30. Party – NPC
Governor – Olaniyi Anthony Fadahunsi
Deputy Governor – Abdulrasheed Afusat Olanike
31. Party – NEPP
Governor – Jegede Hannah Taiwo
Deputy Governor – Rebecca Adeleke Oladepo
32. Party – NNPP
Governor – Adefare Segun Adegoke
Deputy Governor – Adeyeye Nurudeen Adeyemi
33. Party – PANDEL
Governor – Adebayo Rasheedat
Deputy Governor – Ajibola Fatimat
34. Party – PDC
Governor – Kolawole Rafiu Ojonla
Deputy Governor – Oladapo Deborah Oluwatoyin
35. Party – PDP
Governor – Ademola Nirudeen Adeleke
Deputy Governor – Albert A. Adeogun
36. Party – PPA
Governor – Adedokun Musbau Olalekan
Deputy Governor – Ibrahim Bukola
37. Party – PPC
Governor – Ifeolu Kehinde Adewumi
Deputy Governor – Sunday Makinde Babawale
38. Party – PPN
Governor – Akintunde Adesoji
Deputy Governor – Akanmu Saheed Abiodun
39. Party – PRP
Governor –Badmus Tajudeen Adefola
Deputy Governor – Olajire Gbolahan
40. Party – PT
Governor – Adegboyega Aderemi
Deputy Governor – Usman Omobolaji Taofeek
41. Party – RP
Governor – Ayodele Mercy Tosin
Deputy Governor – Adejumo Mukaila
42. Party – SDP
Governor – Iyiola Omisore
Deputy Governor – Lawal Azeez Olayemi
43. Party – SNP
Governor – Ayoade Ezekiel Adegboyega
Deputy Governor – Omolade Anike Adebayo
44. Party – SPN
Governor – Alfred Adegoke
Deputy Governor – Lameed Gafar
45. Party – UPN
Governor – Adediji Olanrewaju Adewuyi
Deputy Governor – Alabi Ola-Olu Adeniyi
46. Party – UPP
Governor – Odutade Olagunju Adesanya
Deputy Governor – Karonwi Festus Olamilekan
47. Party – YDP
Governor – Adebayo Adeolu Elisha
Deputy Governor – Aleem Atinuke
48. Party – YPP
Governor – Adetunji Olubunmi Omotayo
Deputy Governor – Salawu Kareem Adeniy

Media as major breeding for fake news in Nigeria

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A new public opinion poll conducted by Nigeria’s leading survey and polling firm, NOIPolls says that the new media, comprising the social media, blogs are the major breeding ground for fake news in Nigeria.The result of the poll conducted by the NOIPolls, released on Tuesday in Abuja showed that by 67 percent of Nigerians believe that the social media was the major source of fake news in the country.
It noted that the natural instinct for some Nigerians to scrutinize the authenticity of a news report before sharing has been greatly reduced as some social media users want to be among the first to share a news story, be it on Facebook, Instagram, Twitter or WhatsApp etc.
According to the report, this trend of sharing news report without validating its source is capable of triggering mob action, agitation, violence and in extreme cases, national security implications.
“This finding collaborates reports from a two-day conference organised by the Centre for Democracy and Development (CDD) in Abuja, revealing that the emergence of the new media, particularly social media, has given rise to unrestricted influx of fake news in Nigeria.
“More findings revealed that radio (39 percent) has remained the primary source of information for most Nigerians despite the emergence of social media.
“Also, perception on trust across media platforms regarding authentic information dissemination showed that Nigerians are more likely to trust information from traditional media; Television (59 percent), Radio (53 percent) and Newspaper (48 percent)) than other sources such as Facebook, Word of mouth, Instagram,” it said..
The poll results also revealed that the issue of fake news is very prevalent in Nigeria as indicated by 93 percent of the respondents interviewed and they believe that it is capable of upsetting the country’s social balance.
It added that a larger share (35 percent) of Nigerians lamented that fake news is capable of promoting and encouraging hatred and violence whereas, 25 percent believe it can cause panic and tension amongst other negative effects.
It acknowledged the launching of a national campaign against fake news, an initiative which 56 percent of the respondents claim to be unaware of, implying that more effort must be made in spreading the campaign, especially at grassroots level as mentioned by 30 percent of the respondents that there should be sensitization on the dangers of rumour mongering and the spread of fake news in the country..
 

Charter on Democracy and Governance will help Nigeria

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Charter on Democracy and Governance will help Nigeria

 
Unarguably, democracy and good governance go hand in hand to achieve justice and equity for the citizens.
In spite of this, observers note with concern that good governance seems to be eluding African countries, including Nigeria occasioned by endemic corruption, among other malpractices.
In a bid to remove impediments to good governance in Africa, the African Union 8th Ordinary Session of the Assembly of Heads of State and Government in 2007 adopted the African Governance Architecture (AGA) and African Charter on Democracy, Elections and Governance (ACDEG).
The motive of African leaders in adopting these documents is to stimulate adherence to the universal democratic values and principles which include respect for rule of law and human rights.
One of the objectives of the charter is to ensure that change of government is achieved through constitutional provisions.
Nigeria adopted ACDEG in 2007 and ratified it in January 2012 but it has yet to implement the charter.
A training for journalists entitled: “Mobilising Civil Society Support for the Implementation of AGA and ACDEG’’ organised by Actionaid Nigeria, a non-governmental organisation in Abuja recently was part of the steps toward ensuring implementation of the charter.
The charter has 42 provisions on virtually all the principles of democratic governance, inclusive of accountability.
It further provides that parties to the charter shall establish the necessary conditions to foster citizens’ participation, transparency, access to information, freedom of the press and accountability in the management of public affairs.
It has ample provisions on vertical and horizontal accountability measures to strengthen democracy on the continent.
One of the facilitators at the training, Mr Yusuf Shamsudeen, said that by ratifying the charter, Nigeria had expressed its willingness to implement the documents.
Shamsudeen, a Programme Officer with Centre for Democracy and Development, noted that implementation of the charter was imperative for Nigeria because the core values of its democracy were under threat.
According to him, Nigeria’s democracy is plagued by weak institutions, leadership problems, poverty, human rights abuse, corruption, unemployment and conflict, among other challenges.
“Nigeria, being a state party to the instrument, is bound to adhere to its core principles by domesticating ACDEG and AGA in the country because it stands to benefit greatly from it.
“By domestication, it means national laws should be formulated, if not available, and certain actions should be taken by the government to implement ACDEG principles in the country.
“This charter will take away the weaknesses of Nigeria’s democracy and strengthen its electoral processes, create equality, increase adherence to rule of law and human rights, among other systems.
“It will also eliminate all forms of discrimination and enhance fundamental freedom, while enhancing rights of persons with disabilities, women, minority, migrants, refugees, displaced persons and other marginalised social groups,’’ he explained.
Shamsudeen observed that the charter has all the necessary ingredients for the accomplishment of democratic accountability in Nigeria, if implemented.
He said that for the principles of ACDEG to be achieved, state parties must be committed to the provisions of the charter as stated in the framework.
“As part of the commitment, political and public sector institutions must be strengthened to deliver democratic dividends, be accountable and responsive to the needs and aspirations of the citizens.
“Also, elected government officials and public servants must see accountability as an obligation and part of the democratic rights of the citizens,’’ he said.
He insisted that civil society and the media must play their role by compelling elected and appointed government functionaries to be accountable to the people.
In this regard, Mr Tunde Aremu, a Consultant to Actionaid Nigeria, enjoined the media to effectively discharge their watchdog responsibility by holding leaders accountable in the implementation of policies, programmes and projects.
Aremu entitled his lecture at the training: “Understanding the Articles and Provisions of ACDEG and its Relevance to the Nigerian Democracy’’.
He said: “As journalists, you are the only profession that the constitution gave a responsibility to and that is to monitor the government and hold it accountable to its responsibilities, as expressly stated in Section 22 of the 1999 Constitution.
“You are to act as the watchdog of the society and ensure that the government implements agreements it signed up to, especially the ACDEG and AGA Charter’’.
He also said that journalists should highlight the socio-economic challenges confronting the people in their reportage as well as interrogate government policies and programmes with a view to engendering development and improvement in the general well-being of the people.
Participants in the training, therefore, noted that achieving this goal will require investigating governments, companies, organisations and individuals in order to uncover, present and publish reports on facts that people try to hide.
Mrs Nkechi Okoronkwo, the Acting Editor-in-Chief, News Agency of Nigeria (NAN), also presented a paper entitled: “Fundamentals of Investigative Journalism’’ in which she underscored the importance of investigative reporting.
She told the participants in the training that the job of journalists was to let people know about happenings in the society and around them.
She observed that in many cases, people in government and positions of authority attempted hiding facts.
“It is the duty of journalists to uncover these hidden facts and inform their readers or listeners accordingly.
“In many other cases, governments, companies, organisations and individuals try to hide decisions or events which affect other people.
“Such actions border on selfish motives such as corruption, compromise, misappropriation, underhand dealings, abuse and breaking the law, among others.
“People have a right to know about the society in which they live; they have a right to know about decisions which may affect them, even if people in power want to keep them secret,’’ she said.
Okoronkwo said that people in power, whether in government, the world of commerce, or any other group in the society could also abuse power, be corrupt, steal money, break laws and do all sorts of things which harm other people or they might just be incompetent and unable to do their jobs properly.
“Such people would usually try to keep this knowledge secret and it behoves journalists to expose such abuses.
“It is also the responsibility of the media to watch how well people in power do their jobs, especially those elected into public offices,’’ she advised.
Okoronkwo, therefore, urged journalists to constantly ask whether such people were keeping their election promises and if not, they should be exposed.
She urged the media to be diligent in its duty, respect the ethics of the profession, fact-check their reports and present only the truth to the public.
According to her, when the media discharges its duties effectively and efficiently, the government will sit up, the rule of law will be upheld, policies will be diligently be implemented and the nation will be better off.
In his remark, Mr Arome Agenyi, the Campaign and Advocacy Officer of Actionaid Nigeria, said: “ACDEG and AGA are developed to assist African countries to achieve the Sustainable Development Goals.
He also said that the training was organised to enlighten journalists about the charter and equip them to communicate the importance of the charter to the government and the general public through the publication of reports on the principles of ACDEG.
He said that effective implementation of ACDEG objectives could be achieved only if conscious efforts were made to promote comprehensive ratification and domestication of ACDEG across the continent.
All in all, participants in the training called for the implementation of ACDEG to address the critical challenges plaguing African nations such as corruption, lack of accountability, disrespect for rule of law and human rights abuses, among others.(NANFeatures)

How Buhari’s PFI programme boosts fertiliser supply for farming in Nigeria

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How Buhari’s PFI programme boosts fertiliser supply for farming in Nigeria

 
Ogbonnaya Chukwu, the general manager, Ebonyi State Fertiliser and Chemical Company Limited (EFCCL) sat behind a busy desk in his scantily-furnished office as he spoke glowingly about the Presidential Fertiliser Initiative while a generator coughed outside.
“Last year the company joined the Presidential Fertiliser Initiative (PFI) of the federal government and since then the company has grown through leaps and bounds and is now making serious impact, not only in Ebonyi State but in the South-east geo-political zone and in the South-south states,” Mr Chukwu said proudly.
Mr Chukwu said the fertiliser plant, set up 14 years ago with a capacity to produce 40 metric tonnes of fertiliser every hour, soon went comatose due to poor demand as a result of the proliferation of imported fertiliser.
 

But in 2016, the state government breathe life back into the dying plant after it invested N100 million towards its revival which allowed the plant to participate in the PFI.
In a swift turnaround, between April and August 2017, the plant, produced 100,046 bags of fertiliser as demand continued to soar, Mr Chukwu said.
In order to meet that demand, the EFCCL is now constructing two new warehouses and a new blending facility.

The Presidential Fertiliser Initiative

During the visit of the King of Morocco, Mohammed VI to Nigeria in December 2016, the federal government and the Moroccan government facilitated a partnership between the Fertiliser Producers and Suppliers of Nigeria (FEPSAN) and the OCP, a state-owned Moroccan phosphate producer.
The agreement was aimed at breaking the country’s reliance of the importation of compound fertilisers,
which has replete with corruption, hoarding and has left the government with billions in
unpaid debt.
The partnership was mandated to help achieve the local production of one million metric tonnes of blended Nitrogen, Phosphorous and Potassium (NPK 20:10:10) fertiliser for the wet season farming, and an additional 500,000 metric tonnes for dry season farming.

According to the PFI, blending plants are to be supplied the four components of producing the NPK
The PFI caters exclusively for the production of NPK which is also referred to as a “multi-nutrient” fertiliser as opposed to “single super phosphate and urea, which are already being manufactured in the country.”
Due to the discount negotiated with OCP, local blending plants are able to produce the finished products and deliver to farmers at N5,500 per bag. The blending plants are paid a blending fee of N620 per bag for their effort. Dealers who buy the bag at N5000 are allowed to make N500 as profit for each bag sold.

Déclaration préliminaire de la MOE UE Mali 2018

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Déclaration préliminaire de la MOE UE Mali 2018

 

DÉCLARATION PRÉLIMINAIRE
Bamako, 31 juillet 2018
Une élection capitale marquée par d’importants défis
organisationnels et sécuritaires

Cette déclaration préliminaire de la Mission d’observation électorale de l’Union européenne (MOE UE) est présentée avant l’achèvement du processus électoral. Des étapes essentielles restent à accomplir, notamment l’annonce des résultats et le traitement du contentieux éventuel. La MOE UE n’est en mesure de se prononcer que sur les observations effectuées jusqu’à ce stade du processus, et publiera ultérieurement un rapport final comprenant une analyse complète du processus et des recommandations pour les élections futures. La MOE UE pourra également faire des déclarations ultérieures sur l’avancement du processus en cours si elle le juge approprié.

Résumé​

L’élection du 29 juillet constitue une étape décisive dans le processus de consolidation de la stabilité politique et institutionnelle dans un pays fragilisé par la crise sécuritaire et institutionnelle de 2012.

  • La campagne électorale a été fortement affectée par la détérioration des conditions sécuritaires dans les régions du centre et du nord. Dans une situation de sécurité fragile limitant fortement la capacité de mouvement des candidats, la disparité de moyens financiers et logistiques entre les candidats est devenue déterminante dans ces régions. La tenue d’activités gouvernementales mettant en valeur le bilan du Président sortant a aussi contribué à accentuer les inégalités entre candidats.
  • Bien que des incidents sécuritaires aient affecté le déroulement du scrutin dans une partie des bureaux de vote des régions centre et nord, le vote s’est déroulé dans le calme dans le reste du pays. Les procédures ont été globalement respectées malgré des difficultés dans l’établissement des procès-verbaux.
  • La très récente modification de la Loi électorale, bien qu’apportant quelques innovations intéressantes a nécessité des clarifications de dernière minute de la part des autorités en charge des élections, ce qui n’a pas été sans difficultés. Plusieurs aspects procéduraux ne sont pas évoqués de manière suffisamment concrète et détaillée dans la loi.
  • Comme déjà observé par la MOE UE de 2013, la Cour constitutionnelle, arbitre final de l’élection, peine à établir la nécessaire confiance en son impartialité pour assurer la crédibilité de son traitement des résultats et du contentieux, sa procédure de recensement des voix, non-établie textuellement, n’étant pas accessible aux représentants de candidats, ni aux observateurs.
  • Même si les trois organismes en charge du scrutin ont parfois manqué de coordination et de compétences techniques, le scrutin a été organisé dans le respect du chronogramme électoral. Le cadre de concertation, à la base un outil de transparence et de communication, n’a pas toujours réussi à contenter tous les acteurs impliqués et le Ministère de l’administration territoriale et de la décentralisation (MATD) a failli à conserver la confiance des acteurs politiques, surtout à la fin du processus.
  • Le fichier électoral de 2018, qui comprend 8.000.462 électeurs, reste perfectible quant à son inclusivité, particulièrement pour les jeunes, qui en sont absents en très grand nombre. Bien qu’un audit ait jugé le fichier suffisamment fiable pour organiser le scrutin, il a été contesté par un grand nombre de candidats en fin de campagne, obligeant le MATD et la Délégation générale aux élections (DGE) à s’en expliquer.
  • Menée de manière disparate, l’opération de distribution des cartes d’électeur a malgré tout atteint un fort pourcentage, en un temps record, ce qui peut en partie s’expliquer par la pratique observée de distributions groupées, contrevenant à la loi, et ne garantissant pas que les titulaires légitimes des cartes les aient effectivement reçues.
  • Malgré la loi instituant un quota pour augmenter le nombre de femmes dans les fonctions nominatives et électives et des programmes de promotion du genre, la participation des femmes à la vie politique et publique reste faible. Elles sont souvent reléguées à des rôles subalternes et tenues éloignées des organes décisionnels.
  • Avec vingt-quatre candidatures retenues sur les trente dossiers déposés, la procédure de candidature, entièrement de la compétence de la Cour constitutionnelle, a été inclusive. Ainsi, sept des huit recours, portant sur des inexactitudes dans les listes de parrainage de conseillers municipaux, ont reçu une réponse favorable.
  • Les médias publics et privés ont pu couvrir la campagne et le processus électoral de manière libre et sans entraves majeures, malgré des dispositions sévères en matière de délits de presse. Ils se sont également activement investis dans l’effort d’éducation civique des électeurs. En dépit de la création de programmes spécifiques aux élections, peu de débats contradictoires ont animé la campagne médiatique.
  • Même s’ils ont réalisé l’effort de couvrir l’ensemble des 24 candidats, les médias audiovisuels publics leur ont toutefois accordé un accès inégal aux programmes d’information, favorisant Ibrahim Boubacar Keïta par la couverture de ses activités en tant que candidat et de Président en exercice, et par celle du gouvernement. Les médias privés ont souvent fait preuve de manque d’équité dans la couverture des candidats, notamment par le biais d’espaces publicitaires clairement identifiables ou de reportages payants.

La Mission d’observation électorale de l’UE (MOE UE), dirigée par la Chef observateur Cécile Kyenge, députée au Parlement européen, est présente au Mali à l’invitation du Gouvernement malien pour observer l’élection présidentielle du 29 juillet, et un éventuel deuxième tour fixé au 12 août. Arrivée le 19 juin dans le pays, la Mission dispose à Bamako d’une équipe cadre de 9 analystes dans les domaines électoral, politique, juridique, droits de l’homme/genre, données de l’observation et médias, ainsi que d’une équipe logistique et sécurité. Le Mission a déployé le 2 juillet 20 observateurs de longue durée qui assurent le suivi de la phase pré-électorale, de la campagne électorale et du déroulement du scrutin, ainsi que de la compilation des résultats. Pour le jour du scrutin, la Mission a déployé en tout près de 100 observateurs issus de 25 Etats membres de l’Union européenne, ainsi que de la Norvège, de la Suisse et du Canada.

Observations préliminaires

 

1. Contexte politique

Dans un contexte où l’autorité de l’État n’est pas pleinement établie sur tout le territoire malien, en particulier dans le nord et le centre du pays, l’incertitude quant au déroulement du processus électoral dans les zones d’insécurité a constitué un important élément de préoccupation pour la majorité des candidats ainsi que pour la MOE UE. La semaine précédant le scrutin a été marquée par une crise de confiance dans le processus électoral.
A l’issue d’une conférence de presse, le 20 juillet, au cours de laquelle le candidat et chef de file de l’opposition Soumaïla Cissé a fait part de ses préoccupations relatives au fichier électoral, vingt candidats sur les vingt-quatre ont fait front commun pour exiger l’adoption de mesures techniques et politiques pour assurer la transparence du processus. La publication d’une instruction du ministère de l’administration territoriale et de la décentralisation (MATD) permettant un exercice plus large, mais contesté, du vote par procuration a ultérieurement aggravé la crise. À la veille du scrutin, l’annulation de cette instruction et la décision de permettre la présence des observateurs nationaux et internationaux à tous les niveaux de la centralisation a permis de décrisper la situation. Toutefois, la publication d’une liste des bureaux où le vote ne pourrait pas avoir lieu, demandée par les partis de l’opposition et les missions d’observation internationales, a été faite seulement après la fin des opérations de vote le 29 juillet, et sans détails essentiels.

2. Campagne électorale

Vingt-quatre candidats ont participé au scrutin du 29 juillet 2018, dont les deux candidats du second tour de l’élection présidentielle de 2013 : le Président sortant Ibrahim Boubacar Keïta et le chef de file officiel de l’opposition Soumaïla Cissé. Une seule femme candidate a participé à ce scrutin.
Une campagne électorale marquée par des inégalités aggravées par les conditions sécuritaires
La campagne électorale, qui s’est tenue du 7 juillet au 27 juillet, n’a pas été de grande ampleur. Tandis que les libertés de rassemblement et de mouvement ont été respectées, la détérioration des conditions sécuritaires dans les régions du centre et du nord a fortement réduit la mobilité des candidats et les activités de campagne. Les difficultés logistiques et financières liées aux déplacements dans les régions les plus affectées par l’insécurité ont, par conséquent, déterminées le déroulement de la campagne. Les tournées des candidats se sont majoritairement concentrées dans les régions du sud, principale réserve de voix. Quant aux régions du centre et du nord, bien que les voyages aient été facilités par la MINUSMA, les activités ont été notamment circonscrites aux centres urbains en raison de l’impossibilité de circuler librement dans les zones affectées.
Dans une situation de sécurité fragile limitant fortement la capacité de mouvement des candidats, la disparité de moyens financiers et logistiques entre les candidats est devenue déterminante dans ces régions. D’ailleurs, le fait que l’aide publique aux partis politiques1 soit intervenue seulement en fin de campagne a désavantagé les candidats ne disposant pas de ressources financières conséquentes et créé une distorsion dans les moyens dont disposent les différents partis et coalitions pour leur planification de campagne. Des mesures spécifiques sur le financement de la campagne électorale et le plafonnement de ses dépenses auraient pu atténuer cette tendance.
L’implication des ministres du gouvernement, y compris le ministre du MATD, dans la campagne du Président Ibrahim Boubacar Keïta a été importante. Des activités gouvernementales ont, à maintes reprises, servi d’occasion pour mettre en avant le bilan du Président. L’opposition a dénoncé à plusieurs reprises ces activités mêlant mobilisation en faveur du Président sortant et visite gouvernementale ainsi que l’implication des ministres dans la coordination de la campagne du Président en région. Cette participation n’étant pas encadrée par la loi, cela rend difficile le contrôle de l’utilisation des moyens de l’État et remet en cause la nécessaire neutralité du ministre du MATD, en charge de l’organisation de l’élection. Une démarcation plus nette entre activités officielles du Président et activités de campagne serait souhaitable afin d’assurer l’équité entre les candidats.
Les observateurs de la MOE ont couvert 68 activités de campagne. La campagne a été visible à Bamako et dans les principales capitales régionales et de cercles à travers des affiches des candidats, qui ont misé sur la campagne de proximité (porte-à-porte, groupes de discussions informelles, caravanes, etc.), tout en mettant à contribution les syndicats, artistes, associations de jeunes et de femmes pour mobiliser les électeurs. Pour les grands rassemblements, le remboursement de frais de carburant et du transport de militants a été une pratique commune, surtout dans les activités de campagne du Président sortant2. Certains candidats ont aussi fait campagne dans les pays où la diaspora malienne est la plus représentée. Les thématiques abordées, diffusées aussi via les réseaux sociaux et les sites internet, étaient liées au développement, la sécurité, la réconciliation nationale ainsi que l’importance du retrait des cartes d’électeurs. La fin de la campagne a été marquée par la remise en cause du fichier électoral par l’opposition déclenchant une polémique qui a crispé le climat politique.

3. Cadre juridique

Un cadre juridique ayant bénéficié des récentes modifications de la Loi électorale mais présentant encore des lacunes
Le cadre national est à préciser et à compléter, malgré une révision électorale, certes tardive, mais intégrant des innovations intéressantes. L’abandon du projet de révision constitutionnelle n’a pas permis d’apporter certains correctifs utiles au texte de 1992. Le cadre juridique est cependant complet au niveau international, le Mali ayant ratifié la plupart des grands textes internationaux et régionaux. Le bilan de l’application des recommandations faites par la MOE UE en 2013 reste très mitigé, une minorité de points ayant été pris en considération jusqu’ici.
Parmi les innovations, la présence dans les bureaux de vote d’assesseurs appartenant à la majorité et à l’opposition est à souligner. Face au nombre de candidats pouvant se réclamer de l’opposition, la procédure de nomination des assesseurs n’est pas suffisamment détaillée. D’autant que le contentieux de nomination, bien qu’efficace, ne concerne que les membres de la Commission électorale nationale indépendante (CENI) et ses démembrements, et n’aborde pas le sujet des membres de bureaux de vote. Pour d’autres nouvelles dispositions le nécessitant, les autorités ont essayé, dans la précipitation, de les préciser réglementairement et de manière consensuelle, comme le cadre du constat de force majeure en matière de distribution des cartes qui a été précisé et assoupli par le MATD ou encore la procédure de vote par procuration.
La Cour constitutionnelle, arbitre final de l’élection, peine à établir la nécessaire confiance en son impartialité pour assurer la crédibilité de son traitement des résultats et du contentieux, malgré la réputation de sa Présidente.3 Bien qu’un travail de longue haleine ait été effectué en particulier sur les moyens de preuve acceptés, l’absence générale de communication de la Cour n’est pas à même d’établir la sécurité juridique qui devrait informer clairement les candidats sur les moyens d’appuyer leurs recours. De plus, la phase de recensement des voix, non-établie textuellement, n’est accessible ni aux représentants de candidats ni aux observateurs ce qui la rend particulièrement opaque. Enfin, les recours n’étant pas suspensifs, ils n’empêchent en rien la proclamation du gagnant ce qui rend ces recours inefficaces, un changement de gagnant étant difficilement envisageable dans une élection présidentielle des mois après la prise de fonction.

4. Administration électorale

Une configuration assez complexe inclut trois organes (le Ministère de l’administration territoriale et de la décentralisation – MATD, la Commission électorale nationale indépendante – CENI et la Délégation générale aux élections – DGE) avec différentes compétences dans l’organisation de l’élection. Le cadre de concertation et d’information des candidats, des partis politiques et du public a amené un certain consensus parmi les acteurs, mais il n’a pas réussi à répondre à certaines préoccupations importantes soulevées par l’opposition les jours précédant le scrutin4. Une médiation politique menée par le Premier ministre est intervenue dans ce sens, décrispant dans une certaine mesure la situation, juste avant le scrutin, mais d’autres questions soulevées par l’opposition et concernant la fiabilité du fichier électoral, et la liste des bureaux de vote où le vote ne pourrait pas avoir lieu sont restées sans réponse. Malgré tout, le calendrier électoral a été respecté.
En raison de plusieurs facteurs, l’élection est caractérisée par une faible inclusivité. Le cadre sécuritaire, la très faible inscription des jeunes au fichier électoral, les interrogations liées à la distribution des cartes d’électeur, qui pose une condition additionnelle à l’exercice du droit de vote, l’exclusion de la plupart des réfugiés maliens et les difficultés à voter pour les Maliens déplacés à l’intérieur du pays ont contribué à limiter fortement le droit des Maliens au suffrage universel.
Une coordination problématique des trois organes en charge du scrutin
Les organes en charge du scrutin ont réussi à faire face à toutes les échéances électorales sans enregistrer de retard dans le chronogramme des opérations. Bien que les trois institutions en charge aient chacune des prérogatives claires, elles ont manqué parfois de coordination et de communication à l’intérieur du système d’administration électorale entraînant des dysfonctionnements 5. Les divers représentants en charge de l’élection se sont montrés globalement coopératifs avec la mission.
L’organisation des élections, les formations et le planning de distribution des cartes d’électeur n’étant pas entièrement coordonnés au niveau national par le MATD6, ils ont dépendu des moyens et compétences variés des préfets et sous-préfets. Cela a créé des disparités de préparation et d’exécution7. Pour faire face aux défis sécuritaires et logistiques, le MATD a été obligé de s’appuyer largement sur le PNUD et la MINUSMA8 pour les opérations électorales. La sécurisation du matériel sensible a été organisée d’une manière disparate et sans règles précises.9 Le MATD, au travers de ses démembrements, a conduit un programme de formations en cascade pour les agents électoraux qualifié d’inégal par les observateurs de la MOE UE10.
A son tour, la CENI a été fragilisée par ses moyens insuffisants et par ses dissensions internes. Bien que cette institution qui veille à la régularité des élections à travers la supervision et le suivi du processus électoral soit bien implantée à tous les niveaux, son rôle est plutôt secondaire dans le processus électoral.
Le MATD dispose de cinq jours pour l’annonce des résultats provisoires pendant que la Cour constitutionnelle doit statuer sans délai sur les résultats définitifs à partir du moment où elle reçoit le procès-verbal de résultats provisoires.
Un cadre de concertation partiellement effectif
Le cadre de concertation organisé par le MATD qui devait créer une dynamique de consensus entre les acteurs a dans l’ensemble bien fonctionné, bien que des questions importantes soulevées par les acteurs de l’opposition soient restées sans réponses11 avant le scrutin. Malgré des problèmes de communication entre MATD et parties prenantes, le rôle des partis politiques dans le processus a été renforcé par leur présence dans les commissions de distribution des cartes d’électeur et par la désignation d’assesseurs de la majorité et de l’opposition dans les bureaux de vote qui ont renforcé l’intégrité de l’élection.
Le MATD n’a pas toujours réussi à communiquer d’une manière transparente et claire des informations clé pour la pleine transparence du processus, comme des données détaillées à propos de la distribution des cartes d’électeur12. Cela aurait pu conduire à éviter la crise de confiance survenue juste avant le scrutin. La MOE encourage le MATD à prendre toutes les mesures nécessaires pour améliorer sa communication avec les acteurs et le public, comme la publication des résultats provisoires, bureau de vote par bureau de vote, immédiatement après la proclamation pour garantir la transparence du scrutin.
Un fichier perfectible où la jeunesse malienne est notoirement sous-représentée
La sous-représentation des jeunes (18-24ans) qui constituent seulement 11 % des inscrits est une faiblesse très marquée qui a été soulignée dans le rapport d’audit effectué avec le concours des partis politiques et de l’Organisation internationale de la Francophonie en avril 2018. Selon les données de la DGE, environ un million de jeunes (environ 12 % du total des inscrits) ne sont pas inclus dans le fichier électoral. La plus grande partie des électeurs est constituée de personnes entre 24 et 58 ans, soit 78 % des inscrits. A la fin de l’audit, le fichier13 avait été déclaré à l’unanimité comme suffisamment fiable pour l’organisation de ce scrutin malgré les insuffisances relevées, notamment la présence de personnes décédées ainsi que la sous-représentation des jeunes majeurs.
Un débat à propos de la fiabilité des données mises en ligne par la DGE a été ouvert une semaine avant le scrutin par plusieurs partis de l’opposition. La DGE et le MATD ont expliqué les incohérences par des erreurs dans la mise à jour de la version en ligne du fichier électoral14.
Le droit de vote des réfugiés n’a été pris en compte en tant que tel qu’en Mauritanie dans 28 bureaux de vote pour 7.320 électeurs, même si à la date du 30 juin 2018 il y avait au total 138.690 réfugiés maliens dans les pays voisins dont 56.490 en Mauritanie15. Les déplacements internes forcés, occasionnés principalement par l’insécurité et les conflits armés, sont à la hausse depuis janvier 2018 mais aucune mesure spéciale n’est prévue pour garantir le vote des déplacés16.
Une distribution des cartes organisée de manière disparate avec une très faible traçabilité du processus
L’opération de distribution de cartes électorales a été effectuée de manière non-uniforme dans le pays, en raison notamment d’une absence de méthodologie organisationnelle claire. Les observateurs de la mission ont relevé des conditions de distribution disparates ainsi que des interruptions pour cause de grève17. Certains endroits ont commencé la distribution bien après la date prévue du 20 juin. Ces différences remettent en cause l’équité de la distribution, certaines localités bénéficiant de beaucoup moins de temps que d’autres18.
La distribution des cartes n’a pas toujours été faite individuellement mais de manière groupée par chef de famille ou de village et également aux représentants des partis politiques19. La MOE se demande si leurs destinataires légitimes ont pu exercer leur droit de vote. Le MATD n’a pas donné d’informations suffisamment détaillées pour s’assurer d’une traçabilité effective de ce processus. Le nombre de cartes distribuées a également suscité des interrogations, des régions très difficiles d’accès à cause de la situation sécuritaire enregistrant des taux de distribution bien plus élevés que, par exemple, à Bamako20. Le rôle de supervision de la CENI n’a pas été jugé suffisamment effectif par les observateurs.
Malgré les provisions de la loi électorale concernant la distribution des cartes d’électeur le jour du scrutin, elles n’étaient pas présentes dès l’ouverture dans tous les bureaux observés. Une augmentation de la distribution a été observée tout au long de la journée mais sans méthodologie uniforme21.

5. Enregistrement des candidatures

Une procédure de candidature inclusive malgré les difficultés causées par les parrainages de conseillers communaux
Au terme d’une procédure d’enregistrement et de recours inclusive, la Cour constitutionnelle a proclamé le 4 juillet, soit deux jours avant la fin du délai légal, la liste définitive de vingt-quatre candidats sur trente dossiers déposés.
La Cour constitutionnelle a initialement rejeté treize candidatures. Cinq dossiers étaient incomplets.22 Pour huit autres, des doutes existaient sur certains parrainages fournis par les candidats. En l’occurrence, pour prendre sa décision, la Cour constitutionnelle s’est basée sur des listes de conseillers communaux fournies par le MATD qui n’étaient pas entièrement à jour : des cas de démissions de conseillers n’étaient pas pris en compte, des modifications contentieuses de résultats de l’élection non plus. De plus, le changement de système de vote dans les élections locales et les prolongements de mandats dans certaines communes ont causé des complications que la Cour a surmonté.

6. Médias

Une couverture médiatique pluraliste marquée par la partialité des médias publics et privés
Les médias ont généralement bénéficié pendant cette campagne d’un climat de liberté de la presse,23 bien que les journalistes soient confrontés aux dispositions sévères de la Loi portant régime de la presse et délit de presse (2000).24
Le monitoring des médias25 de la MOE UE (7 au 27 juillet) indique que les médias audiovisuels publics ont favorisé Ibrahim Boubacar Keïta par la couverture de ses activités en tant que Président en exercice. Il en va de même de la couverture des activités du gouvernement, lequel a défendu activement le bilan du Président26, et ce au détriment des autres candidats. En revanche, les médias d’Etat ont respecté le planning de passage des candidats dressé par le Comité national d’égal accès aux médias d’État (CNEAME)27. Pourtant, des candidats ne se sont pas manifestés pour profiter de certains espaces, notamment le chef de file de l’opposition Soumaïla Cissé28.
Aucune disposition n’est prévue dans la loi électorale concernant la régulation des médias privés pendant la campagne, d’autant que la Haute autorité de la Communication (HAC) n’a pas exercé son pouvoir de régulation des médias privés, bien qu’un code de bonne conduite ait été signé sous son égide. Ainsi, les médias privés ont fait preuve de manque d’équité dans leur couverture des candidats, notamment par le biais d’espaces publicitaires clairement identifiables ou de reportages payants. Africable TV, l’une des principales chaînes privées, a ainsi accordé plus de la moitié de son temps d’antenne à Soumaïla Cissé et à Ibrahim Boubacar Keïta. De même, ce dernier et trois autres candidats29 ont dominé les ondes de Cherifa TV, autre télévision de poids, tandis que Soumaïla Cissé y était presque absent.
Du côté des radios privées, le Président sortant a devancé nettement le chef de l’opposition sur Kledu et Nieta, alors que Renouveau FM a privilégié largement Soumaïla Cissé. La radio Kayira a consacré la quasi-totalité de sa couverture à Oumar Mariko. Enfin dans la presse écrite, Ibrahim Boubacar Keïta a monopolisé les espaces rédactionnels des quotidiens Info Matin, l’Indépendant et les Echos, alors que Soumaïla Cissé a occupé la moitié de celui du quotidien Le Républicain. Les nombreux médias communautaires et associatifs n’ont pas été le canal privilégié des candidats pour faire campagne dans les régions.
En dépit de la création de programmes spécifiques aux élections, et l’effort fourni par les médias dans l’éducation civique des électeurs, peu de débats contradictoires ont marqué la campagne médiatique. Notamment les débats organisés par le National Democratic Institut (NDI) entre dix candidats ont été interdits de diffusion sur les médias étatiques et très peu relayés dans les médias privés.
Il est à signaler que le seul discours haineux à retenir était dans les colonnes du journal Le Républicain dans un article non signé ciblant Cheick Modibo Diarra le qualifiant de « chien ». La HAC, dont c’est pourtant le rôle en tant que régulateur des médias, n’avait pas réagi au 31 juillet.
Le monitoring des médias25 de la MOE UE (7 au 27 juillet) indique que les médias audiovisuels publics ont favorisé Ibrahim Boubacar Keïta par la couverture de ses activités en tant que Président en exercice. Il en va de même de la couverture des activités du gouvernement, lequel a défendu activement le bilan du Président26, et ce au détriment des autres candidats. En revanche, les médias d’Etat ont respecté le planning de passage des candidats dressé par le Comité national d’égal accès aux médias d’État (CNEAME)27. Pourtant, des candidats ne se sont pas manifestés pour profiter de certains espaces, notamment le chef de file de l’opposition Soumaïla Cissé28.
Aucune disposition n’est prévue dans la loi électorale concernant la régulation des médias privés pendant la campagne, d’autant que la Haute autorité de la Communication (HAC) n’a pas exercé son pouvoir de régulation des médias privés, bien qu’un code de bonne conduite ait été signé sous son égide. Ainsi, les médias privés ont fait preuve de manque d’équité dans leur couverture des candidats, notamment par le biais d’espaces publicitaires clairement identifiables ou de reportages payants. Africable TV, l’une des principales chaînes privées, a ainsi accordé plus de la moitié de son temps d’antenne à Soumaïla Cissé et à Ibrahim Boubacar Keïta. De même, ce dernier et trois autres candidats29 ont dominé les ondes de Cherifa TV, autre télévision de poids, tandis que Soumaïla Cissé y était presque absent.
Du côté des radios privées, le Président sortant a devancé nettement le chef de l’opposition sur Kledu et Nieta, alors que Renouveau FM a privilégié largement Soumaïla Cissé. La radio Kayira a consacré la quasi-totalité de sa couverture à Oumar Mariko. Enfin dans la presse écrite, Ibrahim Boubacar Keïta a monopolisé les espaces rédactionnels des quotidiens Info Matin, l’Indépendant et les Echos, alors que Soumaïla Cissé a occupé la moitié de celui du quotidien Le Républicain. Les nombreux médias communautaires et associatifs n’ont pas été le canal privilégié des candidats pour faire campagne dans les régions.
En dépit de la création de programmes spécifiques aux élections, et l’effort fourni par les médias dans l’éducation civique des électeurs, peu de débats contradictoires ont marqué la campagne médiatique. Notamment les débats organisés par le National Democratic Institut (NDI) entre dix candidats ont été interdits de diffusion sur les médias étatiques et très peu relayés dans les médias privés.
Il est à signaler que le seul discours haineux à retenir était dans les colonnes du journal Le Républicain dans un article non signé ciblant Cheick Modibo Diarra le qualifiant de « chien ». La HAC, dont c’est pourtant le rôle en tant que régulateur des médias, n’avait pas réagi au 31 juillet.

7. Participation des femmes

La participation des femmes à la vie politique et publique demeure faible
La participation politique et publique des femmes reste marginale, et ce malgré l’existence des politiques et programmes étatiques pour la promotion du genre, et de nombreux plaidoyers des associations de la société civile. Une seule femme est candidate à cette élection présidentielle, il s’agit de la troisième femme candidate à cette élection depuis 1992. Les principaux obstacles à la participation effective des femmes sont d’ordre socio-culturel et économique, dont le manque de formation.
Au sein des partis politiques, les femmes sont rarement intégrées dans les organes décisionnels et se voient plutôt reléguées dans les sections féminines où leur rôle se limite souvent à la mobilisation des électeurs et à l’animation des activités de la campagne. Les femmes étaient nombreuses à participer aux activités de la campagne mais rarement en tant qu’intervenants.
L’égalité entre les hommes et les femmes est garantie dans la Constitution. Cependant, certaines dispositions discriminatoires à l’encontre des femmes30 sont toujours en vigueur, en contradiction avec les obligations internationales du Mali, et ne permettent pas aux femmes de jouir des mêmes opportunités que les hommes.
Une loi31 instituant le quota minimum de 30 % de femmes32 dans les fonctions nominatives et électives a permis d’accroître considérablement le nombre de conseillères municipales élues en 201633. En revanche, pour les fonctions nominatives, le quota n’est que très peu respecté34. L’application du quota concernant les fonctions nominatives dépend de la bonne volonté de l’Etat, étant donné que la loi ne prévoit pas de sanctions dans le cas de non-respect. Les observateurs de la MOE ont relevé que seulement 16 % des présidents des bureaux de vote observés étaient des femmes.

8. Observateurs nationaux et internationaux

La CENI a accrédité 68 organisations nationales et internationales. Le Pool d’observation citoyen du Mali (POCIM)35 a déployé 2.000 observateurs et la Coalition pour l’observation citoyenne des élections au Mali (COCEM)36 a déployé 1.000 observateurs. Certains groupes d’observation ont fait des déclarations et des constats avant le scrutin, sur la révision du fichier, la distribution des cartes, la campagne électorale et les violences électorales37.
La CEDEAO, avec un effectif de 21 observateurs de longue durée (OLD) et de 150 observateurs de courte durée (OCD), est la mission d’observation internationale la plus nombreuse, avec à sa tête l’ancien Premier ministre du Burkina Fasso, Kadré Désiré Ouédraogo. La mission de l’Union africaine est dirigée par Thomas Boni Yayi, ex-Président béninois, et déploie 6 OLD et 40 OCD. L’Organisation internationale de la Francophonie dispose seulement d’une mission d’information et de contact de 12 personnes. Le déploiement dans les régions du centre et du nord a constitué un défi pour toutes les missions d’observation.

9. Vote, dépouillement et tabulation des résultats

Des procédures globalement respectées malgré des difficultés dans l’établissement des procès-verbaux
Bien que des incidents sécuritaires aient affecté le déroulement du vote dans une partie des bureaux de vote des régions centre et nord, le scrutin s’est déroulé dans le calme dans le reste du pays. Les autorités n’ont pas publié avant le début de la centralisation une liste complète et détaillée des bureaux de vote où l’élection n’a pas pu se tenir38. Sa publication constituerait un élément indispensable à l’intégrité et à la transparence du processus.
La quasi-totalité des bureaux de vote observés39 ont ouvert à l’heure ou avec un retard inférieur à 30 minutes40. Dans la plupart des bureaux observés l’ouverture s’est déroulée de manière transparente et la conduite des procédures d’ouverture a été évaluée comme positive dans 95 % d’entre eux.
Les procédures de vote ont été correctement appliquées dans la quasi-totalité des bureaux de vote visités par la mission41 et les électeurs étaient en mesure d’y exprimer librement leur choix. Dans quelques cas les observateurs ont néanmoins relevé des insuffisances dans l’application des procédures qui n’ont pas eu à ce stade d’impact majeur sur l’ensemble des opérations de vote42. Ces insuffisances relèvent d’une formation lacunaire des agents électoraux ainsi que d’interprétations divergentes de la loi électorale. Les délégués des candidats étaient présents dans la quasi-totalité des bureaux de vote observés avec une présence conséquente des délégués des candidats Ibrahim Boubacar Keïta, Soumaïla Cissé, Aliou Diallo et Cheick Modibo Diarra.
Dans les bureaux de vote observés, le dépouillement a généralement été conduit de manière transparente et consensuelle. Cependant, les procédures n’étaient pas suffisamment maîtrisées dans presque la moitié des bureaux observés, notamment concernant l’établissement des procès-verbaux. Les résultats ont été affichés à l’extérieur dans seulement 60 % des bureaux de vote observés. Les assesseurs et délégués de partis politiques ont reçu un procès-verbal ou un récépissé des résultats dans 95 % des cas. Les observateurs nationaux étaient présents dans 39 % des bureaux de vote observés.
La mission poursuit actuellement l’observation de la centralisation des résultats dans 14 cercles et le district de Bamako. Les procédures s’effectuent jusqu’à présent de manière transparente et continue, avec la participation des représentants de candidats. La MOE poursuivra l’observation dans les cercles, le district de Bamako et au niveau national jusqu’à l’annonce des résultats provisoires par le MATD.

MISSION D’OBSERVATION ELECTORALE DE L’UNION AFRICAINE POUR L’ELECTION PRESIDENTIELLE DU MALIEN 2018 DECLARATION PRELIMINAIRE Sur l’observation du 2ème TOUR

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MISSION D’OBSERVATION ELECTORALE DE L’UNION AFRICAINE POUR L’ELECTION PRESIDENTIELLE DU MALIEN 2018 DECLARATION PRELIMINAIRE Sur l’observation du 2ème TOUR

 

INTRODUCTION

1. Le 12 août 2018, les électeurs maliens étaient appelés aux urnes pour le deuxième tour de l’élection du Président de la République. Cette élection qui met en lice les deux candidats arrivés en tête du premier tour tenu le 29 juillet 2018, s’est déroulé sur l’ensemble du territoire et à l’extérieur dans un calme relatif. Toutefois des incidents sécuritaires, bien qu’isolés et les conditions climatiques de certaines localités ont empêché le vote dans un nombre résiduel de bureaux de vote.
2. Les résultats définitifs du premier tour proclamés le 8 août 2018 par la Cour Constitutionnelle ont en effet qualifié les candidats Ibrahim Boubacar KEÏTA avec 41, 70 % et Soumaïla CISSE avec 17,78 % pour se présenter à ce second tour.
3. Comme avant et lors du premier tour, trois (3) experts analystes et six (6) observateurs de long terme de l’Union Africaine ont suivi l’évolution du processus avant d’être rejoints par 30 observateurs de court terme ainsi que huit membres du personnel de la MISAHEL, soit un total de 48 personnes.
4. Les quarante-huit (48) observateurs de l’Union Africaine ont été déployés dans le district de Bamako et les régions de Koulikoro, Kayes, Sikasso, Ségou, Mopti, Gao et Tombouctou. Dans le cadre de leurs activités, ces observateurs ont suivi le processus de validation des résultats et la gestion du contentieux du premier tour. Ils ont poursuivi leurs interactions avec les acteurs électoraux tant à Bamako qu’à l’intérieur du pays, ainsi qu’avec les membres du corps diplomatique accrédité au Mali. Enfin, ils ont procédé à une observation directe du deuxième tour du scrutin, du processus de dépouillement et des opérations de centralisation des résultats.
5. La présente déclaration est une évaluation préliminaire du contexte électoral qui a prévalu entre les deux tours, du déroulement du scrutin du second tour, du dépouillement et du début de la centralisation des résultats. Elle sera suivie d’un rapport exhaustif qui sanctionnera la fin de la Mission de l’Union Africaine pour l’observation de l’élection présidentielle de juillet-août 2018 au Mali. Rapport qui sera transmis aux autorités de la République du Mali et publié sur le site de la Commission de l’Union Africaine.
I- CONSTATS ET OBSERVATIONS D’ENTRE DEUX TOURS
A- Contexte politique
6. Le contexte politique d’entre les deux tours a été principalement marqué par les vives réactions de l’opposition exprimées à l’issue de la publication des résultats provisoires par le Ministère de l’Administration Territoriale. Une « coalition »qui s’est formée autour du chef de fil de l’opposition a régulièrement dénoncé des irrégularités qu’elle a relevées lors du 1er tour du scrutin, a mis en cause l’indépendance de la Cour Constitutionnelle et a formulé un certain nombre d’exigences pour la suite du processus. Avec l’implication de la communauté internationale, le Gouvernement a satisfait à la plupart de ces exigences parmi lesquelles il faut citer :
– La publication de la liste détaillée des bureaux où le vote n’a pas pu se dérouler pour cause de violence ou toute autres raisons ;
– La publication des résultats bureau de vote par bureau de vote ;
– Le remplacement de certains assesseurs de l’opposition par des personnalités désignées exclusivement par le candidat de l’URD, seul représentant de l’opposition au deuxième tour de l’élection ;
En revanche, la demande de l’opposition tendant à obtenir un report de l’élection n’a pas reçu un écho favorable.
7. A l’issue de la proclamation des résultats définitifs par la Cour Constitutionnelle, il ne s’est pas formé une alliance pour le soutien de la candidature du chef de fil de l’opposition. Quelques candidats non qualifiés pour le deuxième tour se sont plutôt prononcés en faveur du soutien au candidat de la majorité.
B- Aspect Sécuritaire
8. La mission a suivi avec une attention particulière l’évolution de la situation sécuritaire. Dans la période d’entre deux tours, celle-ci a malheureusement été marquée par des attaques, des embuscades et des affrontements intercommunautaires ayant fait de nombreuses victimes dans les régions de Ménaka et de Mopti.
9. Dans le cadre des préparatifs de ce second tour, le Gouvernement a annoncé des mesures plus appropriées de sécurisation du scrutin suite à une évaluation du déroulement du premier tour et en prenant en compte les recommandations faites par les missions d’observation. Mesures consistant en l’augmentation de l’effectif des éléments et en un réaménagement du dispositif de sécurisation des bureaux de vote. La mission a relevé l’effectivité de ces mesures supplémentaires, notamment dans la région de Mopti.
10. Le scrutin du deuxième tour s’est ainsi déroulé dans de meilleures conditions sécuritaires qu’au premier tour. Toutefois, la mission déplore les quelques incidents isolés qui se sont produits, dont le plus grave a couté la vie au président du bureau de vote du village d’Arkodia dans le cercle de Yanfouké à quelques kilomètres de Tombouctou.
C- Administration électorale
11. Des efforts de correction des faiblesses relevées durant le premier tour dans l’administration électorale ont été manifestes. Ainsi, avec le soutien de la MINUSMA, le matériel électoral supplémentaire a été acheminé à l’intérieur du pays. Certains bureaux de vote ont été déplacés à des endroits plus sécurisés. La Mission apprécie à leur juste valeur les Instructions du Ministre de l’Administration Territorialedu7 août 2018, rappelant aux autorités administratives leurs devoirs de neutralité et celui d’implication des partis politiques dans la décision fixant l’emplacement et le nombre de ces bureaux de vote, afin de garantir l’inclusivité et la transparence dans l’organisation des élections
12. Bien que la publication des résultats bureau de vote par bureau de vote ait dissipé les tensions, la mission a relevé certaines disparités entre les résultats électroniques et les procès-verbaux physiques. Si les disparités notées ne sont pas de nature à changer l’ordre des candidats proclamé, une attention particulière sera nécessaire pour éviter ces types d’erreurs lors de la centralisation et la transmission des résultats du deuxième tour.
13. Le communiqué publié le 11 août 2018 par le Ministère de l’Administration Territoriale autorisant le remplacement de certains assesseurs de l’opposition par ceux désignés par le candidat Soumaila Cissé a été une mesure de décrispation du climat politique. Elle est cependant révélatrice de l’insuffisance d’encadrement légale de pareille situation dans le système électoral malien.
D- Contentieux électoraux et résultats finaux du premier tour
14. L’article 86 de la Constitution malienne dispose que la Cour Constitutionnelle statue obligatoirement sur la régularité de l’élection du Président de la République dont elle proclame les résultats. La Loi organique n°97-010 du 11 février 1997 modifiée par la Loi n° 02-11 du 5 mars 2002 et le règlement intérieur de la Cour Constitutionnelle du 28 août 2002 déterminent la procédure, les conditions de recours et les règles de gestion du contentieux de l’élection présidentielle.
15. Vingt- deux (22) recours et une mémoire en défense ont été enregistrés par la Cour Constitutionnelle à l’occasion du premier tour de l’élection présidentielle.
Les recours visaient principalement à faire redresser des résultats ou à les faire annuler partiellement, voire totalement et à récuser certains juges de la Cour Constitutionnelle.
Les principaux griefs invoqués par les requérants portent sur :
– Diverses irrégularités et violations de la Loi électorale par des agents électoraux et certains candidats ou leurs partisans, la corruption, l’achat de vote des électeurs, la non disponibilité dans les bureaux de vote des cartes d’électeur non retirées, la violence armée ayant empêché la tenue du scrutin dans certains bureaux, la composition irrégulière de certains bureaux, l’absence d’assesseurs de l’opposition, le bourrage d’urnes, l’absence de scellée et l’annulation abusive de bulletins de vote, l’utilisation abusive et irrégulière de procuration, Le déplacement irrégulier de bureau de vote, la non fiabilité du fichier électoral, la réforme de la loi électorale faite en violation du Protocole de la CEDEAO sur la démocratie et la bonne gouvernance et enfin la partialité de certains membres de la Cour et la violation de la Loi par ces derniers.
Il faut noter que la totalité de ces requêtes était dirigée contre le candidat de la majorité.
16. Dans son arrêt rendu le 8 août 2018, la Cour a déclaré irrecevables pour forclusion, c’est-à-dire introduites hors délai, Dix-neuf (19) requêtes sur les 23 enregistrées. Le nombre si élevé de rejet pour forclusion a préoccupé la Mission, étant entendu que la totalité de ces requêtes proviennent d’avocats professionnels. Aussi, a-t-elle constaté que la combinaison de l’article 32 nouveau de la Loi organique sur la Cour Constitutionnelle qui prévoit que cette dernière peut être saisie « durant les cinq (5) jours qui suivent la date du scrutin, de « toute contestation sur l’élection du Président de la République ou des députés » et de l’article 16, paragraphe 1 du Règlement Intérieur de cette même institution qui lui, parle de « toute contestation sur les opérations de vote de l’élection du Président de la République ou des Députés » a pu donner lieu à des interprétations divergentes.
Il est souhaitable que les règles de procédures dans une matière aussi sensible que les élections et devant une haute juridiction dont les décisions ne sont susceptibles d’aucun recours ne souffrent d’aucune ambiguïté.
17. Suite à l’examen au fond, la Cour Constitutionnelle a rejeté les 3 autres recours comme mal fondés et a proclamé les candidats Ibrahim Boubacar KEÏTA avec 41,70 % et Soumaïla CISSE avec 17, 78 %, qualifiés pour se présenter au second tour avec un taux de participation de 42,70 %. La Mission d’observation électorale de l’Union Africaine a pris acte de ces résultats que les candidats de l’opposition ont déclaré n’être pas conformes au vote des maliens. Bien que l’opposition ait mis en cause l’impartialité de la Cour dans la plupart de ses déclarations, elle n’a pas manifesté une réaction déplacée, ce que la Mission note avec satisfaction.
E- Campagne électorale
18. L’article70 de la Loi n° 2016-048 du 17 octobre 2016, modifiée autorise l’ouverture de la campagne après la proclamation des résultats définitifs du premier tour qui a eu lieu le 8 Août 2018. Le deuxième tour étant fixé au 12 aout, précédé d’une journée de silence électoral, les candidats n’ont eu que 48 heures pour faire leurs communications de campagne. Quelques caravanes et rassemblements ont été observés et des communications par agence de presse étaient réalisées. Aucun incident n’a été signalé. Il y a lieu de relever que cette période est très courte et ne peut permettre aux candidats de mobiliser efficacement les électeurs autour de leur candidature. Il y a nécessité d’une réforme de la Loi.
F- Médias
19. Certains acquis du premier tour du scrutin ont largement été consolidés. Le diagnostic dressé par la Haute Autorité de la Communication (HAC) sur la couverture des activités électorales du deuxième tour, indique que les journalistes ont globalement été responsables et objectifs en accord avec le code de bonne conduite signé.
20. Toutefois, la fermeture de Renouveau FM, radio privée, par les autorités pour le motif de « d’incitation à la révolte et à la haine tenus par le chroniqueur Youssouf Mohamed Bathily, lors de son émission dans la nuit du 31 juillet au 1er aout 2018 », a été perçue comme une atteinte à la liberté de la presse et de l’expression. La mission se félicite de la réouverture intervenue à la veille du second tour.
21. Les hommes de médias, la population malienne ainsi que tous les usagers ont constaté les difficultés d’accès à internet et aux réseaux sociaux qui résultent vraisemblablement d’une restriction. La mission en appelle aux autorités de mettre tout en œuvre pour faire cesser cette restriction.
G- Société civile
22. L’effervescence qui a caractérisé les activités de la société civile dans le processus électoral pour la participation citoyenne et l’apaisement, constatée avant le premier tour a baissé en intensité. La plupart des organisations a tout de même maintenu les observateurs sur le terrain. L’amenuisement des ressources parait expliquer cette baisse d’activité. La mission exhorte les partenaires à maintenir et intensifier les appuis multiformes aux organisations de la société civile qui constituent un acteur capital de la mobilisation citoyenne et de la quiétude du déroulement des élections.
II- CONSTATS ET OBSERVATIONS DU JOUR DE VOTE
23. Déployés dans 7 régions et les communes du district de Bamako, les observateurs de l’Union Africaine ont suivi les procédures d’ouvertures des bureaux de vote, le déroulement du scrutin, la clôture et le dépouillement dans 241 bureaux de vote dont 213 en milieu urbain et 28 en milieu rural.
24. Ouverture des bureaux : malgré la pluie qui s’est abattue sur Bamako le matin, la quasi-totalité des bureaux de vote ont ouvert à l’heure. Il en est de même à l’intérieur du pays. Quelques problèmes ont été relevés ici et là comme dans le bureau de vote n° 1 de l’école Lafiabougou dans la Commune IV de Bamako où, la confusion entre deux assesseurs de l’opposition portant le même nom, a déclenché une dispute et retardé la procédure d’ouverture de 30 minutes. Des vérifications ont été faites et le titulaire a été autorisé à exercer ses fonctions.
25. Matériel électoral : le matériel nécessaire aux opérations de vote était disponible dans tous les bureaux visités, les urnes bien scellées et les cartes d’électeurs non retirées disponibles dans les bureaux.
26. Personnel électoral : Les membres du bureau de vote étaient présents à l’heure d’ouverture et 35% étaient des femmes. Les observateurs ont noté une sensible amélioration de leur maîtrise des procédures de vote et de dépouillement, un engagement et une bonne volonté dans l’exercice de leur mission. Cependant, dans plusieurs bureaux, les assesseurs désignés par le candidat Soumaila Cissé arrivaient en retard et trouvaient qu’ils ont été remplacés par les présidents de bureaux. Cette situation est sans aucun doute due à l’intervention dans les derniers moments, du communiqué autorisant la désignation de nouveaux assesseurs. Il est établi dans la pratique électorale que les décisions ou instructions de dernières minutes perturbent les agents dans la gestion des bureaux de vote.
27. Accès aux bureaux de vote : Généralement situés dans des écoles, les bureaux de vote étaient globalement accessibles aux personnes vivant avec handicap et aux personnes âgées. Dans certains centres toutefois, comme celui de l’école Djikafane, des bureaux étaient situés au 1eret 2èmeétage et donc difficiles d’accès aux personnes vivant avec handicap et aux personnes âgées.
28. L’atmosphère aux alentours des bureaux de vote : l’atmosphère était calme autour des bureaux visités et les observateurs ont noté que la plupart d’entre eux ont bénéficié d’une présence effective des forces de sécurité. Rares sont les centres, comme celui de l’école de Kolokani, où les forces étaient absentes.
29. Affichage des listes d’électeurs : les listes d’électeurs n’étaient pas affichées devant les bureaux de vote dans la quasi-totalité des centres. Les Responsables des bureaux et des centres ont expliqué que les listes affichées lors du premier tour étaient censées servir également pour le deuxième tour. La Mission voudrait faire remarquer que l’affichage des listes devant les bureaux est une exigence légale et que les agents électoraux devraient prendre toutes mesures nécessaires au respect de cette règle.
30. Présence des délégués des candidats et des observateurs : dans tous les bureaux, le scrutin s’est déroulé sous la supervision des délégués de la CENI, en présence des délégués des deux candidats. Les observateurs de la Cour Constitutionnelle, ceux des organisations de la société civile nationale (COCEM, POCIM, Caritas etc.), ainsi que les observateurs internationaux de la CEDEAO, de l’Union Européenne, de l’OIF, de la MINUSMA, de certaines ambassades accréditées auprès du Mali ont été rencontrés dans les bureaux de vote.
31. Participation électorale (Participation des femmes, jeunes, personnes vivant avec handicap) : Les femmes maliennes étaient les plus observées au niveau des queues le jour du scrutin. Les jeunes ont participé plus comme agents électoraux ou délégués des candidats que comme électeurs.
32. Clôture et dépouillement : Comme lors du premier tour, les processus de clôture et de dépouillement se sont passés sans incident majeur dans la plupart des bureaux visités. Ils se sont déroulés sous la supervision des représentants de la CENI, en présence des électeurs et des délégués des candidats qui ont signé les procès-verbaux et ont obtenu copie. Toutefois, la mission a relevé l’inobservation de certaines règles telles que le non affichage des récépissés des résultats devant les bureaux de vote.
III- Centralisation des résultats
33. Les observateurs ont été autorisés à assister à la centralisation des résultats dans les cercles et le district de Bamako qui s’est fait avec la participation des représentants des deux candidats en lice. La Mission va continuer le suivi du processus de centralisation jusqu’au résultat définitif qui sera proclamé par la Cour Constitutionnelle.
CONCLUSION
34. La Mission d’observation de l’Union Africaine salue le calme qui a prévalu pendant ce deuxième tour du scrutin. Elle félicite le gouvernement malien pour les efforts supplémentaires d’amélioration et de sécurisation du processus. Ces félicitations s’adressent également à toute la classe politique et au peuple malien qui, malgré les divergences manifestes de point de vue sur certains aspects du processus, ont pu faire preuve de retenue. Elle les encourage à privilégier l’option du dialogue et du recours aux voies légales pour le règlement de tous différends.
35. La Mission relève assurément que l’affluence aux bureaux de vote était faible et voudrait exhorter le peuple malien à s’impliquer davantage dans le processus électoral.
36. Des accusations de fraude ou de tentatives de fraude ont été portées par les deux camps l’un avers l’autre. La Mission ne détient à ce stade aucun élément tangible et invitent les parties à utiliser les procédures légales en la matière pour faire la lumière sur ces cas.
37. Au vu des éléments d’appréciation dont elle dispose et en considération de tout ce qui précède, la Mission d’observation électorale de l’Union Africaine considère que cette élection s’est déroulée dans des conditions acceptables.
Recommandations
Dans le but de contribuer à l’amélioration du système électoral malien, la Mission d’Observation Electorale de l’Union Africaine formule les recommandations suivantes :
 Au Gouvernement :
– privilégier la recherche de consensus avec les acteurs politiques dans le règlement des points de divergences ;
– Engager des réformes légales et structurelles d’envergure, dans un cadre consensuel, pour améliorer la gouvernance électorale ;
– Poursuivre les efforts pour le renforcement de capacité des agents électoraux aux procédures de vote et de dépouillement ainsi que la tenue des documents électoraux ;
– tenir compte des personnes âgées et vivant avec handicap dans le choix de l’emplacement des bureaux de vote ;
– faciliter l’identification des membres des bureaux de vote en les dotant de matériel et équipement de visibilité ;
– engager une action consensuelle afin de rendre le fichier électoral plus fiable et restaurer la confiance entre les acteurs politiques,
– organiser dans la mesure du possible les élections dans les lieux où le vote n’a pas pu se tenir telle que prévu par la loi électorale;
– poursuivre en lien avec la société civile la sensibilisation des populations en faveur de leur implication dans le processus électoral et l’apaisement ;
 Aux acteurs politiques :
– poursuivre dans la voie du dialogue et de la concertation pour le règlement de tous différends pouvant naître du processus électoral ;
– éviter la publication des résultats avant les autorités compétentes et recourir aux juridictions compétentes pour le règlement de tout contentieux électoral ;
 A la société civile :
– poursuivre son travail d’éducation civique et de sensibilisation de la population, des autorités et des acteurs politiques à maintenir un climat post électoral paisible et à sensibiliser les populations a une participation plus accrue aux prochaines échéances électorales;
– encourager les leaders religieux à réitérer leurs appels à la cohésion sociale, aux respects des institutions pour des élections apaisées;
 A la communauté internationale :
– poursuivre et renforcer son appui multiforme aux acteurs locaux du processus électoral ;
– renforcer son soutien technique et matériel aux autorités maliennes dans leurs efforts pour l’instauration de la paix et de la sécurité sur toute l’étendue du territoire ;
Fait à Bamako, le 13 Aout 2018
Pour la Mission,
S.E. Thomas Boni YAYI
Chef de Mission

‘Nigeria’s leadership is the missing link in Africa’s greatness’

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‘Nigeria’s leadership is the missing link in Africa’s greatness’

 
…SOTA advocates for coalition of alternative political parties and aspirants
Renowned Kenyan legal scholar, Professor Patrick Lumumba, has noted that Nigeria is the missing link in Africa’s greatness.
He made this known in his keynote speech at the Summit of The Alternatives (SOTA) held in Abuja on the 15th and 16th August, 2018.
According to him, “Until African politicians, and by extension, the people get its politics right, Africa cannot realize its potential.
“Chinua Achebe in his book The Trouble With Nigeria, explained that the problem of Nigeria is simply that of leadership.
“I remember so vividly in 1963, when African leaders assembled in Addis Ababa, Ethiopia, they were as passionate as they were correct; they were all envied in the early days…they all made sense.
“When one listened to Nnamdi Azikiwe, he made sense. When one listened to Abubakar Tafawa Balewa, he made sense. When one listened to the Sardauna of Sokoto, Sir Ahmadu Bello, He made sense. A lot of other Africa leaders made sense.
“We soon began to see a new breed of coup d’état leaders; the men in arms in the political arena.
“That was when the rain started to beat us as a Nation.”
He further added that: “Nigeria occupies such an important place not only in Africa, but in the world.
“Nigeria is a leader when it comes to producing some of the greatest thinkers in Africa.
“What continues to hold Nigeria down are the political elites; the politics of money. They should realize that when they lead Nigeria, they are also leading Africa.
“When Nigeria sneezes, Africa catches a cold. Nigeria should realize that she should be the political mecca where African leaders pay pilgrimage.
“Nigeria must improve agriculture, health, so that our president does not sojourn abroad for medical tourism.
“Nigeria is blessed with everything you can think of but leadership; Nigeria has showed its leadership position in the African region through various peace keeping operations in Liberia, Sierra Leone and mention it, Nigeria is the only link to Africa’s success.”
Global speakers and regional representatives joined participants at The Summit of The Alternatives (SOTA) to call for young, gender sensitive, competent, capable and credible leadership through the 2019 elections in Nigeria, as the two-day event focused on shaping narratives to redefine Nigeria’s political landscape through a coalition of credible alternatives.
Giving the welcome address, the convener of the Red Card Movement, Dr. Oby Ezekwensili extensively introduced the idea behind the Summit of The Alternatives.
She emphasized on the need for a new Nigeria of our dream and the economic implication of having a visionary leadership, with character, competence and capacity.
The summit comprised of influencers and thought leaders that have demonstrated model character, competence and capacity in their various fields, with a strong desire to build and remodel through active engagement in Nigeria’s political space.
The first day kicked off with a keynote speech the ‘A Rallying Cry for an Alternative’, as speakers and partners made presentations that centred on the need for Nigeria to get it right and insist on leadership criteria of character, competence and capacity.
The event also included panel discussions to further drive the new agenda for a new Nigeria. Campaign/Party Finance; Cultivating Grassroots Movements; Media Approaches to Elections; Nuances and Metrics of Youth and Women Inclusion in today’s Democracy; INEC: An Overview of Electoral Preparations in the areas of hardware, software and process; Youth Inclusion and Building a Political Brand.
The second day of the event had alternative political parties and presidential aspirants such Sowore Omoyele, Fela Durotoye, Dr Elishama Ideh, Professor Kingsley Moghalu, Emmanuel Etim, Dr Thomas- Wilson Ikubese, Engineer Martins Onovo, and Tope Fasua who addressed citizens on topical issues centred around the new Nigerian of our dream. These aspirants and political parties considered the need for a coalition of the 89 alternative political parties that will further strengthen the objectives of the summit.
SOTA is a collaborative idea of different groups such as Red Card Movement, Centre for Democracy and Development, Yiaga Africa, Nigeria First Project, BudgIT, EiE Nigeria and passionate citizens Framing the New Nigeria of our dream.

CSOs highlight dangers to Nigeria’s democracy

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CSOs highlight dangers to Nigeria’s democracy

 
The lingering and recurrent leadership crisis, which has been prominent in the upper Legislative Chamber since 1999, has developed into a threat to the democratic system, a group of civil society organisations (CSOs) have said.
This was one of a host of issues highlighted during a press briefing at the Civil Society Legislative Advocacy Centre (CISLAC), Thursday, in Abuja.
Auwal Rafsanjani, the executive director of CISLAC, said the crisis between the Senate and the presidency, today, is a cause of worry for Nigeria’s democracy.
“There are multiple signs that the political class is even more self-serving than it has been in the past and (the) civil society believes the time has come to clearly define the national interest and work towards edifying it.
“We recall that a combination of internal and external crisis has at different times, resulted in the removal of three senate presidents and the speaker of the House of Representatives by 2014. We also note that since 2015, there has been crisis between the executive and the legislature that has affected the effectiveness of both arms of government in performing their statutory functions.
“As civil society activists, we note with deep concern that a lot of the crisis have been caused by narrow intra and inter-party partisan interests rather than legislative priorities aimed at promoting good governance.
“The on-going musical chairs of political nomadism have no relationship to issues of concern to the Nigerian people. What we can all see is reckless self-serving behaviour of politicians whose only concern is their determination to continue exercising power without responsibility. As political tensions grow and the risk of system failure grows, we seek to draw attention to the primary purpose of democratic politics, which is the pursuit of the common good,” he said.
He also said one of the greatest concerns of the civil society activists is the intimidation of the institutions of the legislature by the security agencies signalled by the attack on the Senate last week.
Another issue highlighted by the group of CSOs include attacks on press freedom seen in the recent arrest and detention of journalists. Mr. Rafsanjani said such action undermines the cardinal principle of press freedom in a democratic system of government.
Also, the lag in the fight against corruption, the damnation of revelations of the 2016 Auditor General report, the non-inauguration of the National Procurement Council, non-compliance to freedom of information requests, lack of board for the National Human Rights Commission, and the budget for the conduct of the 2019 elections, were other issues pointed out and discussed by the CSOs.
CSOs make recommendations
In the light of the aforementioned issues, the CSOs made these recommendations;
“We call on the National Assembly to refocus and carry out its legislative responsibilities with a sense of patriotism and prioritising the provision of good governance in line with its constitutional mandate. We call on the Senate to ensure that the current crisis is resolved speedily and amicably in the national interest by rising above party affiliations and personal ambition.
“We call on the National Assembly to objectively scrutinize the budget proposal for the 2019 elections to eliminate duplications, and wasteful provisions and consequently expedite actions on the virement and supplementary appropriation to ensure INEC receives necessary and timely funding for a hitch-free conduct of the 2019 general elections;
“We call on the National Assembly through its Public Accounts Committee to intensify oversight over the MDAs to address non-compliance to the Constitution and financial regulations.
“We call on the National Assembly to take adequate steps to strengthen the anti-corruption efforts by the passage of necessary laws and confirmation of the appointment of heads of government agencies to enable swift execution of delegated responsibilities; we call on the National Assembly to expedite action on pending anti-corruption Bills to strengthen the fight against corruption in line with the promises to the Nigerian people.
“We call on the National Assembly to ensure that the proposed Legislative Forum for the Implementation of the EITI is properly constituted and operational to ensure prompt implementation of recommendations from NEITI audit reports and to conclude work on the outstanding components of the PIB; we call on the President to constitute and inaugurate the National Council on Public Procurement as provided in the PPA 2007 to bring an end to the illegality in the award of contracts.
“We also call on the President to act decisively on the report of the Auditor-General of the Federation by sanctioning defaulting MDAs and insisting on zero-tolerance to disregard for financial regulations; we call on the President to assent to the PIGB sent to his office by the National Assembly in furtherance of the reforms in the oil and gas sector and in line with his promise the Nigerian people. We call on the President to call his security agencies to order and put a definite end to Constitutional breaches and violations of human rights by security agencies that have been acting with impunity.
“Finally, we call on the National Assembly to adopt open legislative framework of governance as an institutional process and not a one-off activity by making its budget spending and procurement public. This will restore public confidence to the legislature in Nigeria.”
The group of civil society organisations include; Civil Society Legislative Advocacy centre (CISLAC), Centre for Democracy and Development (CDD), Say No Campaign (SNC), Centre for Information Technology and Democracy (CITAD), State of the Union (SOTU), Partners for Electoral Reforms (PER), Zero Corruption Coalition (ZCC), Human and Environmental Development Agenda (HEDA), Accountability Mechanism for Maternal New Born and Child Health in Nigeria (AMHiN), Resource Centre for Human Rights and Civic Education (CHRICED), Centre for Democratic Research and Training (CRDDERT), National Procurement Watch Platform (NPWP), African Centre for Media and Information Literacy (AFRICMIL), and Borno Coalition for Democracy and Progress (BOCODEP).

Why are anti-corruption success stories still the exception?

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Why are anti-corruption success stories still the exception?

 
After decades of fighting corruption, measured by hundreds of new (or renewed) commitments, institutions and laws, as well as by millions of euros spent, success stories are still the exception, not the norm. This raises the question, what does and does not work in fighting corruption?
In their book Transition to Good Governance (2017), authors Muniu-Pippidi and Johnston analyse ten countries that successfully reduced corruption. Their conclusions could give anti-corruption campaigners sleepless nights, because anti-corruption measures are not necessarily what explain their success.
For example, the authors found no evidence to support the widely held belief that placing restrictions on political party finance contributes to reducing corruption. More shockingly, the authors argue that some anti-corruption instruments “might even prompt more illegal practices or measures that can be applied everywhere”. The book concludes that structural aspects, such as political agency and modernisation of the state, play a significant role in determining whether anti-corruption efforts are successful or not.
It seems the desire to abuse entrusted power for private gain is stronger than any governance system.
A second piece of research undermines the argument that correlates decentralisation and reduced corruption. ‘Decentralisation, Multilevel Governance and Corruption’, developed by the Overseas Development Institute (ODI) in collaboration with the Centre for Policy Dialogue (CPD) in Bangladesh and the Centre for Democracy and Development (CDD) in Nigeria, shows that local elections and forms of government do not necessarily imply less corruption. Not only is corruption a consequence of poor decentralisation implementation, it also shapes local forms of decentralisation.
Two important conclusions can be drawn from these studies: corruption not only adapts to particular circumstances, but the circumstances may also adapt to established corruption dynamics; and measures that exclusively target corruption do not always make a difference.

Press Statement: August 14, 2018

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Press Statement:
August 14, 2018
CDD CONDEMN THE ARREST AND DETENTION OF SAMUEL OGUNDIPE OF THE PREMIUMTIMES
The Centre for Democracy and Development (CDD) condemn in strong terms the detention of Samuel Ogundipe of the Premium Times. This case again points to the intolerance and clamp down on the media, thoughts and fundamental rights by the Nigerian Police Force (NPF). The constant attempt to intimidate journalist to cover the truth, against the oath of speaking, search and unveiling the truth, men of the press have sworn to uphold is not just inimical to democracy but the sustenance of our hard fought and won democracy in Nigeria. As Walter Lippmann noted in Liberty and the News, “There can be no higher law in journalism than, to tell the truth, and shame the devil.”
CDD call on the Nigerian Police Force under the leadership of Inspector General of Police, Mr Ibrahim Kpotun to immediately release Samuel Ogundipe. The protection of a source is a sacred trust journalist uphold. Samuel Ogundipe has the right to protect the secrecy of informants’ information.
We immediately call on the Inspector General of Police, Mr Ibrahim Kpotun Idris, to respect the fundamental rights of journalists and unconditionally release of Mr Ogundipe from unlawful arrest and detention and bring to an end to all forms of harassment of the fourth estate of the realm.
Release Mr Samuel Ogundipe now!
Signed:
Idayat Hassan
Director

Ezekwesili, CSOs plan new coalition to restructure Nigeria’s leadership

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Ezekwesili, CSOs plan new coalition to restructure Nigeria’s leadership

 
A coalition of Civil Society Organisations (CSOs) under the umbrella, Summit of the Alternatives (SOTA), said on Monday that it was working on a political coalition to restructure Nigeria’s leadership ahead of 2019.
Oby Ezekwesili, one of the members of the group, and convener, Red Card Movement, made this known at a news conference on the SOTA summit in Abuja.
Mrs Ezekwesili said that the move became imperative because since 1999, several political parties had exhibited a distinct lack of ideology, thereby merely using politics as a platform to seek electoral offices that translated to personal wealth.
She said the group would partner with the other 66 political parties besides Peoples Democratic Party (PDP) and All Progressives Congress (APC) to change the leadership narrative in the country.
“Nigeria’s political system and her leadership have not delivered optimal service for the people in spite of the scale of monetary, natural and human resources abundant within.
“Bereft of vision, the same class comprising generations of a decadent political elite, has undermined the quality of Nigeria’s political leadership in both military and democratic governments.
“The SOTA is in response to the security, political and socio-economic crisis that currently plague Nigeria; the Red Card Movement and other CSOs are partnering to host a gathering termed “Summit of the Alternatives.’’
Mrs Ezekwesili said that Nigeria was in a precarious situation and needed a sense of urgency to take action, considering the citizens demand for quality leadership.
She said if Nigerians did not immediately fix the leadership crisis that its democracy had continued to suffer, citizens should have absolutely no basis to expect anything different from previous elections.
She said the missing link to Nigeria’s development had always been the quality of leadership.

 

“So, we decided that rather than citizens waiting for the usual cyclical pattern of the candidature of poorly prepared people to govern the country at all levels of elected offices in the 2019, we, as citizens, will work together to define a pathway where the electorate, especially, will begin to think of the quality of candidates that they will be prepared to vote for.
“They will also begin early in the game to send a clear signal to our political class that we no longer want incompetent people, people without credibility or charter to rule us.’’
Mrs Ezekwesili said that citizens now wanted the political system to pay attention to important attributes in identifying quality leadership as achieved in places like Singapore.
She said Singapore started its developmental journey about the same time with Nigeria but had now left Nigeria so far behind, adding that what accounted for it was the quality of leadership.
Also speaking, Nya-Etok Ezekiel, one of the conveners, said that the motive was to fix the leadership crisis of Nigeria’s political space and to arrest governance failure.
Mr Ezekiel listed the group’s leadership criteria as character, competence and capacity, adding that these values would not be negotiated.
He said the crucial meeting would begin to address the transformation of Nigeria’s political leadership through the deliberations of patriotic Nigerians who believed in and sought brighter future.
The coalition comprised of Centre for Democracy and Development (CDD), Enough is Enough, Youth Initiative for Advocacy, Growth & Advancement (YIAGA)-Africa, among others.
(NAN)

More knocks for Fake News

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Speakers at a 2-day international conference in Abuja themed “Democracy and Disinformation: How fake news threatens our freedom and democracy in Nigeria” organised by the Centre for Democracy and Development (CDD), Friedrich Ebert Stiftung (FES) and MacArthur Foundation express concern over negative media practice.
It was all knocks for fake news as the Minister of Information and Culture, Alhaji Lai Mohammed. He cautioned Nigerians, especially the media against the spread of fake news, saying this could lead to civil war, which the nation could not afford.
Declaring the conference open, he said fake news is the greatest threat to democracy and security in Nigeria as it played a role in the civil war and Nigeria could not afford to fall victim to the same circumstances that led to the war.
According to him, the government has been doing its best in educating the public on the dangers of fake news through various avenues.
Also, the Director-General, National Broadcasting Commission (NBC), Mallam Ishaq Modibbo Kawu, said that the regulation of media stations by the commission was to protect lives and property.
Represented by the Director, Policy and Research in the commission, Mr Mujtaba Sada, Modibbo said the regulation was necessary in order to protect citizens from the menace of fake news circulation.
On his part, a Senior Fellow, CDD, Professor Jubrin Ibrahim, said the conference was also protect the nation’s democracy against the threat of fake news, as the menace was like a machinery aimed at distorting Nigeria’s election management and the electoral integrity.
He cited many examples of fake news from the social media including the monkey pox scare in 2017, when the army was alleged to be injecting school children with the deadly disease in the South-eastern part of the country.
The Director of the CDD, Idayat Hassan, wondered if it was possible to live in a world not dominated by mistruths, misquotations, false stories and outright lies.
She said “The experience in the country in the last few weeks is noteworthy. Following the killings of innocent Nigerians in several communities in Barkin Ladi Local Government Area of Plateau State, the media went agog quoting Mr Danladi Ciroma, a leader of Miyetti Allah in the North-Central, as saying the killings were a retaliation of previous acts of deadly aggression against Fulani residents and pastoralists in the state.”
A former Chairman, Independent National Electoral Commission (INEC), Professor Attahiru Jega, urged the federal government to proffer stiffer laws against declaration of fake election results.
The incumbent Chairman of INEC, Professor Mahmood Yakubu represented by a National Commissioner, Okechukwu Ibeanu promised that INEC would keep embarking on rigorous sensitisation to enable electorates know their rights and protect them from hazards of fake news.
On her part, the Chairperson, Transition Monitoring Group (TMG), Dr. Abiola Akiyode, urged mainstream media to set agenda for checking the scourge of fake news. She said as soon as information put out is not factual, the media should be ready to retract and make people to believe in your medium.
The CEO, Daria Limited, Mrs Kadaria Ahmed, the Publisher, Premium Times, Mr. Dapo Olorunyomi and a former Education Minister, Dr. Obiageli Ezekwesili among others also spoke at the event.